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septembre 4, 2016 - 11:00 No Comments

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Quid du tuk tuk pour handicapés ?

novembre 18, 2017 - 11:59 No Comments

Le tuk tuk, c’est un bon truc

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J’ai testé le déplacement en tuk tuk électrique (*) sur la côte ouest de l’île de La Réunion.

Trouver une alternative sur la côte aux difficultés de circulation et de stationnement en polluant moins me permet de dire : c’est testé et approuvé.

Certes le tuk tuk qui se déplace à la force des bras, des jambes ou à moteur thermique existe depuis longtemps surtout en pays asiatique mais cette idée de tuk tuk électrique, écolo, tendance, exotique, esthétique, c’est géniale.

Ce n’est pourtant pas nouveau ce concept de petit véhicule électrique à trois ou quatre roues puisqu’on en trouve par exemple tout aussi fonctionnels mais beaucoup moins esthétiques sur les parcours de golf. Et il faut dire que les batteries ont beaucoup gagné en entretien et autonomie.

Quid du tuk tuk pour handicapés ?

Pourquoi ne pas concevoir des véhicules du même type adaptés pour le transport des personnes à mobilité réduite (handicapés temporaires ou permanents, personnes âgées) ?

Le projet pourrait être élaboré en s’approchant des municipalités, des associations de handicaps, des ARS pour les informations, les subventions, etc.

La communauté de commune de Lannion-Trégor (Bretagne) où j’habite n’est pas la seule à proposer ce genre de transport adapté mais en minibus chers, lourds, non-économiques et particulièrement encombrants.

Sur la côte réunionnaise et même n’importe où en adaptant la configuration en fonction du secteur, on peut imaginer un tuk tuk pour le transport par exemple d’une personne handicapée + un aidant + éventuellement un fauteuil plié ou pas.

Je n’invente rien de farfelu puisqu’en cherchant un peu j’ai retrouvé sur le net ce concept au Cambodge pour fauteuil roulant :

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(Source : m.phnompenhpost.com)

Donc, l’idée existe déjà mais peut-être pas en version électrique, ni dans une fonction intermédiaire (marchepied, fauteuil plié,…). C’est en tous les cas un moyen d’aide aux personnes à mobilité réduite certainement trop peu répandu.

Des idées à creuser peut-être ?

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(*) : cf. : www.ote-tuktuk.re

Maladie de Parkinson : le scandale du non-suivi orthophonique

mai 6, 2017 - 2:07 No Comments

Quel est le risque majeur dans la maladie de Parkinson ?

Dans le cas d’un syndrome parkinsonien (MPI et pathologies apparentées), la prise en charge orthophonique de toute forme de difficultés touchant la sphère haute (troubles de la voix, de l’articulation, de la mastication, de la déglutition, de la respiration, etc.) a toute son importance pour limiter le risque notamment de pneumopathie d’inhalation, l’une des principales causes de décès à terme en cas de non-stimulation (cette stimulation devant inclure dans son programme tension ET détente neuro-musculaire).
Je l’ai martelé pendant si longtemps en fac et dans les conférences que j’aimerais qu’on ne se limite plus à 5 à 6 % de consultations orthophoniques !!!
Tout ceci ne veut pas dire que tous les parkinsoniens doivent voir l’orthophoniste mais dès que la sphère haute s’enraye : oui et sans attendre. Et, croyez-moi, il n’y a pas qu’une méthode pour améliorer les choses (même si certaines voudraient prétendre le contraire) : les orthophonistes ont bien des techniques variées et ciblées dans leurs sacs pour améliorer les choses.
Il faut qu’on se le dise et que l’information circule car l’espérance de vie parkinsonienne est plus entre les mains de l’orthophoniste que bien d’autres approches.

Pourquoi avancer le mot « scandale » ?

Comme l’autruche, l’être humain a tendance à ne voir que le visible. Et la médecine, au sens large du terme, peut tomber dans le même travers pour n’agir qu’en fonction de ce qui est observable.

Par exemple un médecin peut avoir :

- le bon réflexe d’orienter un parkinsonien, qui marche avec difficulté, vers un kiné.
-> C’est normal : le plus grand risque étant la chute (conduisant à la douleur mais rarement au décès),

- ignorer l’importance d’un suivi orthophonique sous prétexte que le patient qui toussait souvent « ne tousse plus et donc va mieux » (oui, oui, cette réflexion existe, je l’ai rencontrée), alors que, sauf miracle, la réalité est inverse, le patient ayant perdu la capacité d’expectorer.
-> Ce n’est pas normal : le plus grand risque étant les encombrements (conduisant aux infections et trop souvent au décès).

Bien sûr, du côté du médecin, le scandale n’existe qu’à partir du moment où il rechigne à prescrire de l’orthophonie en pleine conscience de ces risques.

Du côté orthophonique, le scandale existe à partir du manque d’information et de formation sur le sujet. Le pire est que souvent quelques indications suffisent déjà à apporter des améliorations.

Alors nous, formateurs, professionnels de la chose, engageons notre responsabilité. C’est le pourquoi de ce billet.

Un résumé de situation sur le sujet est consultable ici :

La dysphagie parkinsonienne (écrit de Jean-Pierre Lagadec-gp29.net)

Maladie de Parkinson et hyperémotivité

février 26, 2017 - 11:07 No Comments

Éloge de l’émotivité

Avoir une émotivité est une bonne chose car ne pas en avoir est source d’inadaptation.
Une personne que rien n’émeut ne sent pas les choses, ne peut pas faire preuve d’empathie, ne peut pas se mettre à la place de l’autre, souffre d’une incapacité de décentration. Il ignore les états d’âme de l’autre et peut même en arriver à s’ignorer lui-même. Le trouble glisse vers un dérangement psychiatrique dans l’univers psychotique.

Tout est bien sûr une question de dose car trop d’émotivité vient perturber l’équilibre de la personne. Elle souffre alors d’une grande sensibilité aux stress, réagit émotionnellement à la moindre perturbation. Cette hyperémotivité s’exprime par des manifestations variées dont elle n’a plus le contrôle.

Hyperémotivité et maladie de Parkinson

Le traitement anti-parkinsonien permet un apport dopaminergique qui vient booster différentes aires du cerveau dont la zone limbique d’où une éventuelle hypersensibilité émotionnelle liée à cet apport médicamenteux et non à une fragilité psychologique de la personne ! La situation est telle que les malades qui souffrent de ce genre de troubles tardent à en parler et en priorité les hommes qui supportent encore moins de devenir sensibles.

En clair, l’hyperémotivité constatée chez la personne qui souffre d’une pathologie parkinsonienne est en principe liée à la médication. Qu’on se le dise et qu’on le dise car nous pouvons ainsi largement rassurer le sujet et son entourage. En effet, en l’absence de connaissance de cet état de fait, le réflexe est en principe de faire le lien entre hyperémotivité et dépression. Et, comme je le dis souvent, c’est particulièrement déprimant de s’imaginer pleinement responsable de sa propre dépression. Alors que quand on apprend qu’un médicament peut en être responsable, c’est plutôt rassurant, anti-déprime même.

L’analyse doit être la même par rapport à d’éventuels comportements déviants d’addictions au jeu et/ou au sexe liés cette fois à l’hyperstimulation dopaminergique de la zone frontale.

Un ajustement médicamenteux par le neurologue améliore en principe ces soucis d’humeur (au sens psychiatrique du terme) car tous les parkinsoniens ne réagissent pas de la même manière par rapport notamment à certains agonistes dopaminergiques (Requip, etc.).

Quand la LSVT® fait son marché

février 20, 2017 - 2:21 No Comments

La maladie de Parkinson se caractérise par une rétraction neuro-musculaire plus ou moins importante, une hypertonie notamment axiale, donc de la sphère haute pouvant entraîner une discordance pneumo-phonique par perte de l’amplitude de différence entre la tension et la détente, la base même de l’harmonie gestuelle. Seulement, on a tendance à oublier la prise de conscience du relâchement en ne s’axant que sur le renforcement alors que l’hypertonie est déjà trop forte.

Tout le monde parle de la LSVT® parce que cette méthode américaine fait une pub d’enfer.
Or il semble qu’elle oublie un élément essentiel pour améliorer le mouvement : la prise de conscience du relâchement neuro-musculaire, la diminution des réactions paratoniques, la relaxation psychomotrice (*). Encore faut-il avoir une formation sur ce plan mais c’est ce qui semble manquer aux formateurs de cette méthode qui au passage ne réservent leur programme qu’à ceux qui auront suivi leur formation moyennant finance (**).

J’ai longtemps enseigné la maladie de Parkinson au centre de formation en orthophonie à Nantes et je dois dire que la façon de la LSVT® de transmettre un savoir qu’aux seuls initiés (attitude louable sur le plan commercial, me direz-vous) en verrouillant de manière si habile toute diffusion me pose un sacré problème eu regard de notre éthique européenne, de notre façon de concevoir la transmission du savoir pour la santé de tous. Observez l’organisation marketing de la méthode et vous verrez que tout est parfaitement rôdé sur ce plan mais à mon sens business et santé ne font pas bon ménage.

Je veux bien entendre que la méthode LSVT® ne met pas le profit au premier plan mais encore faudrait-il que les tenants de cette technique m’en apporte la preuve… en me montrant au détail leur programme de formation par exemple.

Je veux bien qu’il faille une formation pour s’initier à une technique, il n’en demeure pas moins que ceux qui se retrouvent sur la liste de formation après seulement 12 heures d’initiation et qui recrachent au bassinet au bout de deux ans maximum pour rester sur la liste des techniciens LSVT® ne se transforment pas pour autant en seuls spécialistes de la maladie de Parkinson.

En clair, arrêtons de tout faire tourner autour de la LSVT®. Il y a bien d’autres approches tout aussi intéressantes, même si elles font moins de tapage pour se mettre en haut du panier.

De grâce, chers collègues, méfiez-vous du miroir aux alouettes, ne tombez pas dans le travers de l’hyper-technicité. Je ne voudrais pas que vous souffriez de « monométhodose infectieuse » (***) en vous cachant derrière un protocole de soins qui transforme le patient non pas en sujet mais en objet de traitement, même si c’est sécurisant puisqu’en cas d’échec on peut toujours se rassurer en disant que c’est le patient qui ne s’est pas adapté à une technique qui a fait ses preuves d’efficacité, courbes à l’appui. La bonne aubaine quand on sait qu’il y a autant de parkinsoniens que de maladies de Parkinson !
Mais alors pourquoi les courbes de résultats montrent une efficacité de la méthode LSVT® ? Tout vient de la rééducation intensive. Créez n’importe quelle méthode sur le plan neuro-moteur basée sur le conditionnement intensif et vous obtiendrez rapidement des résultats tangibles. Ce n’est pas un scoop.
Il est vrai que le reconditionnement de la mobilité de la sphère haute a toute son importance (parfois vitale) dans le cas de maladie de Parkinson et j’ai confiance dans n’importe quel orthophoniste ou autre professionnel intéressé par cet engagement thérapeutique, formé à la méthode LSVT® ou autres approches, peu importe pourvu qu’on s’intéresse au sujet (et non à l’objet) présent dans le cabinet.

En tant que professionnel de santé et après plusieurs années d’enseignement de la maladie de Parkinson, je me dois de réagir.
Mais que tout soit bien clair : je n’ai rien contre le fait de dynamiser le potentiel moteur, bien au contraire. C’est même vital dans certaines situations comme pour limiter, par exemple, les risques de pneumopathie d’inhalation. Mais il faut un contrôle averti et je me dois de dire que la LSVT® commence vraiment à me gonfler (principalement dans sa démarche commerciale).

Le plus dramatique est de savoir qu’un syndrome plus ou moins frontal pousse certains parkinsoniens à imaginer qu’une seule méthode peut suffire à les amener à une amélioration. Il y a une certaine logique face à la situation de dégradation du potentiel, mais il serait bon et sain de ne pas en profiter commercialement en laissant croire que la seule issue est d’utiliser LA méthode qui a le vent en poupe. Il en est de même du côté des professionnels de santé qui, même dans le cas de recherche d’augmentation du nombre de patients, ont tout intérêt à ne pas se contraindre à une seule méthode de travail. Il en va de leur crédibilité professionnelle et de leur adaptation à la singularité de chaque patient. CQFD.

(*) une prise en charge psychomotrice peut répondre à ce besoin mais qui en a l’idée ?…

(**) Voici ce qu’étaient les tarifs de formation LSVT® LOUD (destinée aux orthophonistes) les 13 et 14 octobre 2016 à Paris (pour seulement 12 H 30 en deux jours) :

-> 595 € pour les petits nouveaux (pas 599 c’est réservé au domaine commercial, voyons ! Mais pas 600 non plus, c’est trop cher.)

-> 310 € pour la personne déjà certifiée pour pouvoir rester sur la liste de certification qui n’est valable que pour deux ans !
[Les tenants de cette méthode :
- soit pensent que les stagiaires ont des pertes importantes de mémoire (une perte de plus de 50% en deux ans, c'est mathématique),
- soit proposent plus de 50 % de nouveautés tous les deux ans (c'est mathématique),
- soit veulent que les certifiés crachent à nouveau au bassinet pour conserver l'estampille LSVT® mais ce serait être mauvaise langue que de l'imaginer.]

-> 410 € pour les étudiants (un rabais s’impose mais papa-maman peuvent peut-être payer).

Il faut dire que maintenant il existe aussi la LSVT® BIG pour les kinés (et ergos) dans les mêmes conditions d’organisation. La démonstration que j’ai vue hier s’apparente au taï-chi-chuan sans en porter le nom ; une présentation si mécanique occultant sa source essentielle de respiration et de détente mais c’est vrai que c’était une présentation très rapide…
Je me demande si on ne va pas nous pondre la même chose à destination des orthoptistes, des neuro-psychologues, des psychomotriciens, etc. (si ce n’est déjà fait) toujours avec l’idée d’une rééducation intensive avec évidemment l’estampille LSVT®. D’autres méthodes ont déjà brûlé ainsi leurs ailes par le passé. Permettez-moi de taire leur nom…

(***) C.f. : le billet suivant :
la monométhodose infectieuse

« Psychorééducateur » = psychomotricien

décembre 17, 2016 - 11:17 1 Comment

« Psychorééducateur » n’est autre que l’ancienne appellation de psychomotricien.
Pour histoire, il faut rappeler que c’est surtout la corporation des kinés qui a réussi pendant quelques années à empêcher les psychomotriciens de conserver cette appellation par peur du nouveau DE apparu en 1974 (décret n° 74-112 du 15 février 1974).
Ils pensaient qu’en conservant cette appellation, le « psychomotricien » risquait de leur faire de l’ombre ! Qu’on se le dise !
Heureusement, les psychomotriciens ont retrouvé leur appellation d’origine en 1985 (décret 85-188 du 7 février 1985), les « psychorééducateurs » de l’époque apportant la preuve que leur approche est différente de celle des kinés.

Conclusion : les psychomotriciens ont été contraints de porter le nom improbable de « psychorééducateur » entre 1974 et 1985.
Une autre particularité de cette période : le concours. Il avait lieu en fin de première année, sanctionnait les capacités en lien direct avec la profession (psychiatrie, anatomie, neurologie, physiologie, psychologie, psychomotricité, etc.).
En glissant ce concours avant l’entrée en formation, en créant une sélection sans véritable lien direct avec les compétences requises dans la profession, on ne sélectionne maintenant que ceux qui sont conditionnés dans l’art d’être des « bêtes à concours » formatés en école prépa. On rejette au passage des personnes particulièrement motivées et au profil intéressant mais qui n’auront pas su répondre à des sujets qui n’ont rien ou peu à voir avec les connaissances et compétences requises dans la profession.
Quel gâchis !
Et je suis bien placé pour dire que ce n’est pas limité aux concours d’accès à la formation de psychomotricien…


N. B. : j’ai écris ce billet sur mon Iphone qui reconnaît le terme de « psychorééducateur » mais s’évertue à souligner en rouge celui de « psychomotricien », comme quoi il y a encore du boulot pour la reconnaissance du métier. Je dis toujours que les syndicats devraient s’intéresser aussi et surtout à ce volet car si les dictionnaires rechignent à reconnaître ce mot, c’est plus que problématique !

IMPORTANT : Comment repérer une information fausse sur internet ?

novembre 19, 2016 - 4:33 No Comments

PARTAGEZ CETTE PAGE pour LUTTER CONTRE la CIRCULATION de HOAX sur INTERNET

Internet est un moyen de communication fabuleux. Mais des informations erronées ou frauduleuses (hoax en anglais) circulent autant que celles qui sont pertinentes.

Comment faire le tri ?

Beaucoup de personnes partagent sur les réseaux sociaux des informations qui leur semblent évidemment essentielles (disparition de personnes, virus, etc.).
Les gens mal intentionnés qui créent les canulars se servent évidemment du sensationnel pour titiller la fibre émotionnelle et altruiste des personnes qui se font ainsi pigeonner, ce qui devrait pourtant au contraire éveiller le soupçon avant de partager sur la toile.

Comment vérifier le vrai du faux (« fake » en anglais) ?

Dès que vous avez un doute, il est très simple de vérifier l’information en se servant justement d’internet. Il suffit de noter quelques mots-clés dans les moteurs de recherche pour interroger les sites spécialisés dans la lutte contre les informations fausses (comme Hoaxbuster, Hoaxkiller, …)

Exemple :

Prenons l’exemple de la photo ci-dessous qu’on vient de me balancer sur ma page Facebook :

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Tout est fait pour donner l’impression de vérité : feuille à entête, photocopie, contenu accrocheur, etc.

En réalité, c’est un hoax qui circule depuis 1999 en version française et dans sa version d’origine depuis 1998 outre-atlantique.

Il ne m’a pas fallu une minute pour le savoir en tapant : hoax ace.

Est-ce important de vérifier avant de partager ?

Oui, pour ne pas pourrir davantage internet surtout face à certaines situations (comme la disparition de personne, etc.), tous les faits qui provoquent des réactions venant pourrir le travail d’enquêteurs, la police, la gendarmerie, etc.

CONCLUSION :

Au moindre doute, VÉRIFIER VOS SOURCES avant de partager les informations en tapant dans un moteur de recherche des mots-clés comme hoax ou fake en plus de mots ou phrases repérés dans le document reçu.

C’est simple, utile, indispensable !

Ici pas de hoax, pas de fake, pas de pub, pas de pépettes, pas de flouze, pas d’oseille etc. (Ouf, ça fait du bien n’est-ce pas ?), alors PARTAGEZ sans modération !

Signé : UbR, Bonisseur de La Toile

« Cause idiopathique « => cause psychologique ? C’est pas automatique.

octobre 27, 2016 - 9:41 No Comments


« Il n’y a pas de vérités premières :
il n’y a que des erreurs premières »
Gaston Bachelard (1884-1962)

Qu’est-ce qu’une « cause idiopathique » ?

La médecine, notamment occidentale, essaie toujours de garder la tête haute en évitant de se montrer impuissante face à certaines pathologies. Elle peut utiliser des termes très scientifiques et surtout très hermétiques pour expliquer la cause comme « idiopathique », plus court mais aussi plus pompeux que « dont on ne connaît pas la cause »… D’où la pirouette de l’expression « cause idiopathique » utilisée dans le titre : on vous donne au-moins une réponse logique sur une question fondamentale. En quelque sorte, le médecin vous dit : « je connais la cause, c’est une cause inconnue ! » ;)

Et la cause psychologique ?

Une autre arme infaillible est de rendre responsable le malade de son propre trouble en lui annonçant que la cause est psychologique, histoire de se défausser en tant que professionnel du soin et de retourner le patient contre lui-même, ce qui risque de ne pas arranger les choses mais qui offre l’avantage d’être « scientifiquement vraisemblable ».
En effet, on peut scientifiquement dire, par exemple, que tout le monde est plus ou moins stressé, que sur une échelle de 0 à 10, le curseur mis sur 0 est impossible (hors décès). De plus, il est vrai que le mauvais stress n’arrange jamais la santé, tout le monde le sait : un boulevard de vérité dans la recherche d’une réponse scientifique, fiable.

Ceci étant, le médecin qui annonce qu’un problème par exemple de peau est lié au stress, s’assure de dire une lapalissade du moins tant qu’il n’ajoute pas le mot « psychologique ».
Tout le monde sait que la peau (organe le plus important du corps humain) est très sensible au stress : le coup de soleil est, par exemple, lié au stress,… celui des rayons du soleil.

Heureusement, le bon sens pousse le plus souvent le médecin à éviter de dire de façon directe que le problème est psychologique, ce qui ne l’empêche pas de prescrire éventuellement une médication qui va dans ce sens. Il sait trop bien qu’il n’a pas intérêt à condamner psychologiquement son patient s’il veut le revoir.

Ceci étant, bien des pathologies ont certainement une cause première psychologique (j’avais lu un jour 5/6 des consultations médicales mais je me suis toujours demandé sur quelle base scientifique on avait pu s’appuyer pour déterminer cette proportion, alors contentons-nous de supposer : beaucoup !).

Il est cependant malvenu de dire qu’une pathologie idiopathique est liée au stress psychologique. Mais pourquoi ?

Il y a au-moins deux bonnes raisons :

1 – Tout bêtement d’abord parce qu’elle est idiopathique. Il n’y a donc rien de scientifique dans ce genre d’affirmation. On ne peut pas certifier le supposé, c’est une lapalissade, je vous le dis.

Bien sûr, certains pourraient rétorquer que le stress psychologique peut être à la base de désordres organiques. C’est vrai mais, tant qu’on n’a pas de preuves, bien malin est celui qui peut certifier l’origine d’un trouble, qui de l’œuf ou de la poule est venu le premier. Certifier une théorie plutôt qu’une autre, c’est se perdre dans les méandres de l’incertitude. Après tout les théories ne soumettent que des hypothèses et non des certitudes. Il faut s’en servir pour avancer mais en aucun cas s’enfermer dans un préjugé. De plus, il ne faut pas confondre ce qui engendre un trouble et ce qui peut l’entretenir.

2 - Il faut savoir aussi que, face à des troubles dont on ne connaît pas la cause, il est malvenu, et même surtout néfaste de dire que c’est psychologique.
Pourquoi ?
Annoncer au patient, surtout incidemment sans voie d’accès vers une solution, qu’il est responsable de son propre trouble n’arrange rien, bien au contraire, sauf peut-être pour celui qui l’annonce au malade. Une manière d’écarter d’un revers de main son propre engagement face à la pathologie pour le médecin qui laisse sortir le patient avec le sentiment coupable d’avoir créer lui-même son trouble.

Un exemple : l’ulcère de l’estomac

La médecine a eu les yeux embrumés pendant bien longtemps devant les ulcères de l’estomac, se contentant de dire que cette pathologie était liée au stress et prescrivant au passage des anti-stress au risque d’augmenter le problème.
Puis en 1981, on s’est aperçu qu’une bactérie, l’helicobacter pylori, était presque toujours la vraie responsable. Aujourd’hui, en combattant cette petite bébête, 90 % des ulcères sont traités sans récidive…

Tous les stress ne sont pas psychologiques et la cause psychologique, c’est pas automatique ! CQFD

Petit test de perception des couleurs

juin 2, 2016 - 11:26 No Comments

Comment trouver les nº ADELI, FINESS et RPPS ?

mai 22, 2016 - 12:22 No Comments

Qui n’a pas été un jour confronté aux problèmes de codes professionnels (absence de numéro sur une prescription médicale, blocage administratif dans le cas d’une demande d’accord préalable, difficultés pour retrouver le nº FINESS d’un établissement de soins, etc…) ?

Le site logicmax.com vous guide dans la procédure pour les retrouver. Il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

>>>>Comment retrouver les nº ADELI, FINESS et RPPS ?<<<<
Sinon, pour consulter directement les annuaires, cliquer ci-dessous :

>annuaire des n° ADELI des professionnels de santé équipés d’une CPS < (*)

>annuaire des n° FINESS des établissements de soins<

Il faut savoir que s’il n’est pas possible de retrouver une référence, les caisses peuvent vous sortir du pétrin en vous donnant parfois au pire… un numéro fictif. Donc, à chaque problème, une solution. Cool !

(*) CPS = Carte de Professionnel de Santé