Archive for the ‘Les coups d’oeil’ Category

Petit test de perception des couleurs

juin 2, 2016 - 11:26 No Comments

« Je m’appelle Lou » et « Formidable »

août 31, 2015 - 9:50 No Comments

Le jeune Lou Boland présente le syndrome de Morsier (dysplasie septo-optique) mais a l’oreille absolu. Je vous conseille de regarder cette vidéo… formidable.

La dyspraxie expliquée par Caroline Huron

juin 28, 2015 - 5:35 1 Comment

Le Docteur Caroline Huron, médecin psychiatre, explique ici les grandes lignes de reconnaissance du trouble dyspraxique et les axes de rééducation. En tant que chargée de recherche à l’Inserm, elle n’oublie pas, elle, de parler de l’importance du suivi psychomoteur. Elle était l’invitée le 11 avril dernier de « Votre santé m’intéresse » animée par le Docteur Alain Ducardonnet, sur BFM Business :

La dyspraxie, un trouble du développement moteur et de l’écriture chez les enfants – 11/04 :

(Merci Anne d’avoir déniché cet extrait.)

L’effet placebo (dossier passionnant)

décembre 6, 2014 - 1:20 No Comments

Avez-vous vu ce dossier présenté sur Arte le vendredi 07/11/2015 à 22 H 20 ? Il montrait des expériences scientifiques prouvant l’extraordinaire pouvoir de l’auto-suggestion pour combattre les problèmes de santé. C’est impressionnant. Tout cela prouve qu’il ne faut surtout pas se laisser aller, qu’un lien entre le corps et la pensée existe bien.
Ma formation de psychomotricien m’a ouvert les yeux vers cette vision des choses de la vie mais cette émission tend à prouver à quel point la puissance du psychisme est mesurable scientifiquement, notamment par des expériences en double aveugle, une puissance fabuleuse tant pour développer des troubles que pour retrouver ou maintenir un équilibre psycho-corporel.
Est-ce un hasard si, vers la fin de l’émission, on montre une soignante noire puis un asiatique tout en disant qu’on a longtemps ignoré le pouvoir de la pensée sur la santé ? On aurait pu préciser : « dans notre médecine occidentale trop cartésienne, trop organisiste, trop engluée dans la logique du palpable. »
La médecine occidentale a longtemps gardé en tête de ne croire que ce qui est visible. Heureusement, les expériences actuelles, tout en respectant l’approche scientifique occidentale, prouve ce fameux pouvoir de l’invisible, de la pensée sur l’organe.

Mais en clair, que ce soit la médecine asiatique se basant sur le transfert d’énergie, que ce soit le ndöp organisé autour du rapport interindividuel en Afrique, que ce soit le gourou, le voyant d’ici ou d’ailleurs et même le psychanalyste de nos contrées, on peut imaginer l’effet de l’auto-persuasion pour obtenir un effet positif face au trouble. On ne peut pas toujours dire que le simple fait d’y croire soigne mais qu’il y contribue certainement. D’où l’importance du bon rapport soignant-soigné et surtout de croire en son propre pouvoir face à soi-même…
Cliquez sur la ligne suivante pour voir ou revoir ce dossier très intéressant :
>>>>L’effet placebo (arte)<<<<
Merci Madeleine

L’épigénétique expliquée par Joël de Rosney

novembre 9, 2014 - 6:33 No Comments

Vous voulez savoir à quoi correspond l’épigénétique, Joël de Rosney, Docteur ès Sciences, vous l’explique de manière captivante et claire en un peu plus de trois minutes. Vous apprendrez qu’il existe une modulation de l’expression de nos gènes en fonction de 5 critères : alimentation, activité physique, gestion du stress, plaisir dans l’action, qualité du réseau familial, amical et social. À partir de ce constat, nous pouvons comprendre d’autant plus l’intérêt des approches thérapeutiques autres que l’allopathie, celles justement qui prennent en charge au-moins l’un de ces critères (diététique, soin du corps et de l’esprit etc.), toutes les approches prophylactiques et non seulement curatives. Joël de Rosney laisse entendre que l’épigénétique vient, surtout depuis ces dernières années, révolutionner les connaissances scientifiques. Nous sentons chez lui l’influence de l’approche systémique de l’École de Palo Alto ce qui lui confère une vision globale, holistique, interactive et donc passionnante de l’être vivant. Rien n’est figé, les interactions sont multiples entre la pensée et la matière, entre le corps et l’esprit.
Pour ceux qui auraient du mal à saisir le concept psychomoteur, c’est là que se situe justement le champ de la psychomotricité : une entité faisant le lien entre la pensée et la matière.
L’intérêt de l’approche psychomotrice de l’individu se trouve objectivé par l’analyse épigénétique actuelle, une science qui aurait un avenir particulièrement prometteur puisque Joël de Rosney pense que les futurs Prix Nobel seront récompensés à partir de cette orientation scientifique :

Parkinson : la solution dans le rectum d’un ver ?

juillet 6, 2014 - 11:00 No Comments

Le 10 juin dernier avait lieu à Lyon le concours de « Ma Thèse en 180 secondes » (MT180).

Marie-Charlotte Morin, biologiste, doctorante à l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC), unité biologie du développement et cellule souches, représentera la France à l’automne au Canada pour le concours international (en septembre à Montréal).

Son sujet porte sur le « Rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C.elegans. »

Un titre ronflant qui pourrait annoncer un développement barbant. Il n’en est rien, bien au contraire tant cette biologiste sait présenter de manière simple et humoristique une recherche prometteuse. Il faut dire que le fait de trouver une solution au problème de dégénérescence neuronale dans le rectum d’un ver, « ce n’est pas piqué des vers » comme on dit, un sujet qui peut même ouvrir la voie de l’humour à versant scatologique. Un espoir pour les pathologies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer, paralysies…). L’avenir nous le dira :

Le ventre, notre deuxième cerveau ?

février 2, 2014 - 1:02 No Comments

Depuis un certain nombre d’années, des chercheurs s’intéressent de près à notre ventre, plus précisément à notre système nerveux entérique (SNE), lui donnant de plus de place dans la compréhension de certains troubles (maladies neuro-dégénératives, dépression… ). Peut-on considérer notre ventre comme « deuxième cerveau », ne serait-il pas en réalité le « premier cerveau », eu regard de l’évolution philogénétique des espèces ? Je dis depuis bien longtemps que nous avons en réalité plusieurs cerveaux, c’est-à-dire des systèmes constitués de groupes de neurones qui communiquent entre eux et avec d’autres systèmes : le système nerveux central (SNC), le système nerveux entérique (SNE), le système nerveux périphérique (SNP) constitué de l’organe le plus volumineux du corps (la peau)…
La médecine asiatique a toujours eu une approche hollistique (globale). Il est temps que la médecine occidentale suive cette voie pour mieux comprendre et traiter les maladies. Des équipes pluri-disciplinaires de chercheurs (par exemple à Nantes autour du Pr Michel Neunlist) se forment et c’est tant mieux.
Si vous l’avez manqué vendredi dernier sur arte, je vous conseille vivement le documentaire suivant extrêmement intéressant rediffusé ce dimanche 02/02/2014 à 10 H 15. Vous comprendrez pourquoi Michael Gershon, chercheur à l’université de Columbia (New York) dit : « si les chiens sont intelligents, alors le ventre est carrément hyper malin ! »… Et le « microbiote » (ces milliards de bactéries qui colonisent, de manière intelligente, notre tube digestif) n’aura plus de secret pour vous. Enfin c’est beaucoup dire car on sait si peu de choses sur cette nébuleuse auscultée par les astronomes de l’infiniment petit.
Pour voir ce reportage passionnant de 55 minutes, cliquer sur la ligne suivante :

<<<<ARTE : le ventre, notre deuxième cerveau>>>>

Lydie Laurent prône l’école inclusive

février 27, 2013 - 10:45 No Comments

Je suis allé voir et écouter récemment cette jeune enseignante mère d’un enfant autiste, pleine de d’intérêt et de conviction face à cette maladie. Pour mieux l’aider, elle a suivi une formation d’enseignante spécialisée. S’intéressant aux méthodologies cognitivo-comportementales, elle a pu associer différentes démarches éducatives (Montessori, ABA). Son fils Aymeric, diagnostiqué autiste sévère à l’âge de trois ans, est actuellement en 6e. Elle souhaite qu’en France l’école devienne inclusive pour permettre une meilleure intégration, reconnaissance et normalisation de l’enfant handicapé, comme c’est le cas, par exemple, en Italie et dans les pays nordiques. De plus, nous ferions des économies… :

Mon « Arbre de Vie »

décembre 8, 2011 - 2:11 No Comments

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Ce matin, en cette période automnale maussade, j’ai fait venir l’un de mes patients devant ce châtaignier biscornu proche de mon cabinet. Je trouve que c’est un « arbre de vie » : n’ayant pas l’espace suffisant pour s’épanouir là où il a trouvé racine, il s’est contorsionné pour trouver une meilleure force de vie entre les feuillages de ses voisins.

J’ai montré cet arbre dans le cadre d’une démarche thérapeutique qui s’inspire de la relaxation psychosensorielle de Vittoz : stimuler ses sens pour mieux vivre et s’adapter au quotidien. Et bien ce patient, ne se déplaçant que difficilement avec des bâtons de marche depuis un accident vasculaire, a voulu aller s’appuyer sur cet « arbre de vie » pour y puiser sa propre force. C’est bien sûr symbolique mais, ô combien, intéressant psychocorporellement.

Morceau choisi

septembre 17, 2011 - 3:58 No Comments

Voici une dictée proposée à des élèves de 4e :

Il était O h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. Les dents avaient dû le traverser de part en part et s’enfoncer dans le sol, parce qu’elle n’était pas tombée. Je me suis dit que le chien avait sans doute été tué avec la fourche, parce que je ne voyais pas d’autres blessures. Et je ne pense pas que quelqu’un irait planter une fourche dans un chien qui serait mort d’autre chose, d’un cancer par exemple, ou d’un accident de la route.
Mark Haddon « Le bizarre incident du chien pendant la nuit ».

Agréable comme paragraphe, n’est-ce pas ? Je me demande comment on peut rendre le langage écrit attrayant en choisissant ce genre d’extrait… L’élève qui m’a montré cette dictée m’a d’ailleurs dit que beaucoup de ses camarades étaient choqués par le contenu du texte.
Ce roman a certes peut-être reçu le prix Whitebread du meilleur livre de l’année 2003, mais on ne peut pas s’enpêcher de douter de la capacité d’empathie psychologique et émotionnelle de certains profs envers leurs élèves. Seraient-ils tout autant atteints du syndrome d’Asperger que Christopher, le héros de ce roman ? Déroutant.