Archive for the ‘Les coups d’oeil’ Category

Lydie Laurent prône l’école inclusive

février 27, 2013 - 10:45 No Comments

Je suis allé voir et écouter récemment cette jeune enseignante mère d’un enfant autiste, pleine de d’intérêt et de conviction face à cette maladie. Pour mieux l’aider, elle a suivi une formation d’enseignante spécialisée. S’intéressant aux méthodologies cognitivo-comportementales, elle a pu associer différentes démarches éducatives (Montessori, ABA). Son fils Aymeric, diagnostiqué autiste sévère à l’âge de trois ans, est actuellement en 6e. Elle souhaite qu’en France l’école devienne inclusive pour permettre une meilleure intégration, reconnaissance et normalisation de l’enfant handicapé, comme c’est le cas, par exemple, en Italie et dans les pays nordiques. De plus, nous ferions des économies… :

Mon « Arbre de Vie »

décembre 8, 2011 - 2:11 No Comments

20111208-141015.jpg

Ce matin, en cette période automnale maussade, j’ai fait venir l’un de mes patients devant ce châtaignier biscornu proche de mon cabinet. Je trouve que c’est un « arbre de vie » : n’ayant pas l’espace suffisant pour s’épanouir là où il a trouvé racine, il s’est contorsionné pour trouver une meilleure force de vie entre les feuillages de ses voisins.

J’ai montré cet arbre dans le cadre d’une démarche thérapeutique qui s’inspire de la relaxation psychosensorielle de Vittoz : stimuler ses sens pour mieux vivre et s’adapter au quotidien. Et bien ce patient, ne se déplaçant que difficilement avec des bâtons de marche depuis un accident vasculaire, a voulu aller s’appuyer sur cet « arbre de vie » pour y puiser sa propre force. C’est bien sûr symbolique mais, ô combien, intéressant psychocorporellement.

Morceau choisi

septembre 17, 2011 - 3:58 No Comments

Voici une dictée proposée à des élèves de 4e :

Il était O h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. Les dents avaient dû le traverser de part en part et s’enfoncer dans le sol, parce qu’elle n’était pas tombée. Je me suis dit que le chien avait sans doute été tué avec la fourche, parce que je ne voyais pas d’autres blessures. Et je ne pense pas que quelqu’un irait planter une fourche dans un chien qui serait mort d’autre chose, d’un cancer par exemple, ou d’un accident de la route.
Mark Haddon « Le bizarre incident du chien pendant la nuit ».

Agréable comme paragraphe, n’est-ce pas ? Je me demande comment on peut rendre le langage écrit attrayant en choisissant ce genre d’extrait… L’élève qui m’a montré cette dictée m’a d’ailleurs dit que beaucoup de ses camarades étaient choqués par le contenu du texte.
Ce roman a certes peut-être reçu le prix Whitebread du meilleur livre de l’année 2003, mais on ne peut pas s’enpêcher de douter de la capacité d’empathie psychologique et émotionnelle de certains profs envers leurs élèves. Seraient-ils tout autant atteints du syndrome d’Asperger que Christopher, le héros de ce roman ? Déroutant.