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Quand la LSVT® fait son marché

février 20, 2017 - 2:21 No Comments

La maladie de Parkinson se caractérise par une rétraction neuro-musculaire plus ou moins importante, une hypertonie notamment axiale, donc de la sphère haute pouvant entraîner une discordance pneumo-phonique par perte de l’amplitude de différence entre la tension et la détente, la base même de l’harmonie gestuelle. Seulement, on a tendance à oublier la prise de conscience du relâchement en ne s’axant que sur le renforcement alors que l’hypertonie est déjà trop forte.

Tout le monde parle de la LSVT® parce que cette méthode américaine fait une pub d’enfer.
Or il semble qu’elle oublie un élément essentiel pour améliorer le mouvement : la prise de conscience du relâchement neuro-musculaire, la diminution des réactions paratoniques, la relaxation psychomotrice (*). Encore faut-il avoir une formation sur ce plan mais c’est ce qui semble manquer aux formateurs de cette méthode qui au passage ne réservent leur programme qu’à ceux qui auront suivi leur formation moyennant finance (**).

J’ai longtemps enseigné la maladie de Parkinson au centre de formation en orthophonie à Nantes et je dois dire que la façon de la LSVT® de transmettre un savoir qu’aux seuls initiés (attitude louable sur le plan commercial, me direz-vous) en verrouillant de manière si habile toute diffusion me pose un sacré problème eu regard de notre éthique européenne, de notre façon de concevoir la transmission du savoir pour la santé de tous. Observez l’organisation marketing de la méthode et vous verrez que tout est parfaitement rôdé sur ce plan mais à mon sens business et santé ne font pas bon ménage.

Je veux bien entendre que la méthode LSVT® ne met pas le profit au premier plan mais encore faudrait-il que les tenants de cette technique m’en apporte la preuve… en me montrant au détail leur programme de formation par exemple.

Je veux bien qu’il faille une formation pour s’initier à une technique, il n’en demeure pas moins que ceux qui se retrouvent sur la liste de formation après seulement 12 heures d’initiation et qui recrachent au bassinet au bout de deux ans maximum pour rester sur la liste des techniciens LSVT® ne se transforment pas pour autant en seuls spécialistes de la maladie de Parkinson.

En clair, arrêtons de tout faire tourner autour de la LSVT®. Il y a bien d’autres approches tout aussi intéressantes, même si elles font moins de tapage pour se mettre en haut du panier.

De grâce, chers collègues, méfiez-vous du miroir aux alouettes, ne tombez pas dans le travers de l’hyper-technicité. Je ne voudrais pas que vous souffriez de « monométhodose infectieuse » (***) en vous cachant derrière un protocole de soins qui transforme le patient non pas en sujet mais en objet de traitement, même si c’est sécurisant puisqu’en cas d’échec on peut toujours se rassurer en disant que c’est le patient qui ne s’est pas adapté à une technique qui a fait ses preuves d’efficacité, courbes à l’appui. La bonne aubaine quand on sait qu’il y a autant de parkinsoniens que de maladies de Parkinson !
Mais alors pourquoi les courbes de résultats montrent une efficacité de la méthode LSVT® ? Tout vient de la rééducation intensive. Créez n’importe quelle méthode sur le plan neuro-moteur basée sur le conditionnement intensif et vous obtiendrez rapidement des résultats tangibles. Ce n’est pas un scoop.
Il est vrai que le reconditionnement de la mobilité de la sphère haute a toute son importance (parfois vitale) dans le cas de maladie de Parkinson et j’ai confiance dans n’importe quel orthophoniste ou autre professionnel intéressé par cet engagement thérapeutique, formé à la méthode LSVT® ou autres approches, peu importe pourvu qu’on s’intéresse au sujet (et non à l’objet) présent dans le cabinet.

En tant que professionnel de santé et après plusieurs années d’enseignement de la maladie de Parkinson, je me dois de réagir.
Mais que tout soit bien clair : je n’ai rien contre le fait de dynamiser le potentiel moteur, bien au contraire. C’est même vital dans certaines situations comme pour limiter, par exemple, les risques de pneumopathie d’inhalation. Mais il faut un contrôle averti et je me dois de dire que la LSVT® commence vraiment à me gonfler (principalement dans sa démarche commerciale).

Le plus dramatique est de savoir qu’un syndrome plus ou moins frontal pousse certains parkinsoniens à imaginer qu’une seule méthode peut suffire à les amener à une amélioration. Il y a une certaine logique face à la situation de dégradation du potentiel, mais il serait bon et sain de ne pas en profiter commercialement en laissant croire que la seule issue est d’utiliser LA méthode qui a le vent en poupe. Il en est de même du côté des professionnels de santé qui, même dans le cas de recherche d’augmentation du nombre de patients, ont tout intérêt à ne pas se contraindre à une seule méthode de travail. Il en va de leur crédibilité professionnelle et de leur adaptation à la singularité de chaque patient. CQFD.

(*) une prise en charge psychomotrice peut répondre à ce besoin mais qui en a l’idée ?…

(**) Voici ce qu’étaient les tarifs de formation LSVT® LOUD (destinée aux orthophonistes) les 13 et 14 octobre 2016 à Paris (pour seulement 12 H 30 en deux jours) :

-> 595 € pour les petits nouveaux (pas 599 c’est réservé au domaine commercial, voyons ! Mais pas 600 non plus, c’est trop cher.)

-> 310 € pour la personne déjà certifiée pour pouvoir rester sur la liste de certification qui n’est valable que pour deux ans !
[Les tenants de cette méthode :
- soit pensent que les stagiaires ont des pertes importantes de mémoire (une perte de plus de 50% en deux ans, c'est mathématique),
- soit proposent plus de 50 % de nouveautés tous les deux ans (c'est mathématique),
- soit veulent que les certifiés crachent à nouveau au bassinet pour conserver l'estampille LSVT® mais ce serait être mauvaise langue que de l'imaginer.]

-> 410 € pour les étudiants (un rabais s’impose mais papa-maman peuvent peut-être payer).

Il faut dire que maintenant il existe aussi la LSVT® BIG pour les kinés (et ergos) dans les mêmes conditions d’organisation. La démonstration que j’ai vue hier s’apparente au taï-chi-chuan sans en porter le nom ; une présentation si mécanique occultant sa source essentielle de respiration et de détente mais c’est vrai que c’était une présentation très rapide…
Je me demande si on ne va pas nous pondre la même chose à destination des orthoptistes, des neuro-psychologues, des psychomotriciens, etc. (si ce n’est déjà fait) toujours avec l’idée d’une rééducation intensive avec évidemment l’estampille LSVT®. D’autres méthodes ont déjà brûlé ainsi leurs ailes par le passé. Permettez-moi de taire leur nom…

(***) C.f. : le billet suivant :
la monométhodose infectieuse

« Cause idiopathique « => cause psychologique ? C’est pas automatique.

octobre 27, 2016 - 9:41 No Comments


« Il n’y a pas de vérités premières :
il n’y a que des erreurs premières »
Gaston Bachelard (1884-1962)

Qu’est-ce qu’une « cause idiopathique » ?

La médecine, notamment occidentale, essaie toujours de garder la tête haute en évitant de se montrer impuissante face à certaines pathologies. Elle peut utiliser des termes très scientifiques et surtout très hermétiques pour expliquer la cause comme « idiopathique », plus court mais aussi plus pompeux que « dont on ne connaît pas la cause »… D’où la pirouette de l’expression « cause idiopathique » utilisée dans le titre : on vous donne au-moins une réponse logique sur une question fondamentale. En quelque sorte, le médecin vous dit : « je connais la cause, c’est une cause inconnue ! » ;)

Et la cause psychologique ?

Une autre arme infaillible est de rendre responsable le malade de son propre trouble en lui annonçant que la cause est psychologique, histoire de se défausser en tant que professionnel du soin et de retourner le patient contre lui-même, ce qui risque de ne pas arranger les choses mais qui offre l’avantage d’être « scientifiquement vraisemblable ».
En effet, on peut scientifiquement dire, par exemple, que tout le monde est plus ou moins stressé, que sur une échelle de 0 à 10, le curseur mis sur 0 est impossible (hors décès). De plus, il est vrai que le mauvais stress n’arrange jamais la santé, tout le monde le sait : un boulevard de vérité dans la recherche d’une réponse scientifique, fiable.

Ceci étant, le médecin qui annonce qu’un problème par exemple de peau est lié au stress, s’assure de dire une lapalissade du moins tant qu’il n’ajoute pas le mot « psychologique ».
Tout le monde sait que la peau (organe le plus important du corps humain) est très sensible au stress : le coup de soleil est, par exemple, lié au stress,… celui des rayons du soleil.

Heureusement, le bon sens pousse le plus souvent le médecin à éviter de dire de façon directe que le problème est psychologique, ce qui ne l’empêche pas de prescrire éventuellement une médication qui va dans ce sens. Il sait trop bien qu’il n’a pas intérêt à condamner psychologiquement son patient s’il veut le revoir.

Ceci étant, bien des pathologies ont certainement une cause première psychologique (j’avais lu un jour 5/6 des consultations médicales mais je me suis toujours demandé sur quelle base scientifique on avait pu s’appuyer pour déterminer cette proportion, alors contentons-nous de supposer : beaucoup !).

Il est cependant malvenu de dire qu’une pathologie idiopathique est liée au stress psychologique. Mais pourquoi ?

Il y a au-moins deux bonnes raisons :

1 – Tout bêtement d’abord parce qu’elle est idiopathique. Il n’y a donc rien de scientifique dans ce genre d’affirmation. On ne peut pas certifier le supposé, c’est une lapalissade, je vous le dis.

Bien sûr, certains pourraient rétorquer que le stress psychologique peut être à la base de désordres organiques. C’est vrai mais, tant qu’on n’a pas de preuves, bien malin est celui qui peut certifier l’origine d’un trouble, qui de l’œuf ou de la poule est venu le premier. Certifier une théorie plutôt qu’une autre, c’est se perdre dans les méandres de l’incertitude. Après tout les théories ne soumettent que des hypothèses et non des certitudes. Il faut s’en servir pour avancer mais en aucun cas s’enfermer dans un préjugé. De plus, il ne faut pas confondre ce qui engendre un trouble et ce qui peut l’entretenir.

2 - Il faut savoir aussi que, face à des troubles dont on ne connaît pas la cause, il est malvenu, et même surtout néfaste de dire que c’est psychologique.
Pourquoi ?
Annoncer au patient, surtout incidemment sans voie d’accès vers une solution, qu’il est responsable de son propre trouble n’arrange rien, bien au contraire, sauf peut-être pour celui qui l’annonce au malade. Une manière d’écarter d’un revers de main son propre engagement face à la pathologie pour le médecin qui laisse sortir le patient avec le sentiment coupable d’avoir créer lui-même son trouble.

Un exemple : l’ulcère de l’estomac

La médecine a eu les yeux embrumés pendant bien longtemps devant les ulcères de l’estomac, se contentant de dire que cette pathologie était liée au stress et prescrivant au passage des anti-stress au risque d’augmenter le problème.
Puis en 1981, on s’est aperçu qu’une bactérie, l’helicobacter pylori, était presque toujours la vraie responsable. Aujourd’hui, en combattant cette petite bébête, 90 % des ulcères sont traités sans récidive…

Tous les stress ne sont pas psychologiques et la cause psychologique, c’est pas automatique ! CQFD

Un peu de « parentalisme » (*)

janvier 17, 2016 - 11:26 No Comments

Non, non je ne veux pas rentrer dans un conflit père-mère ou homme-femme, ni développer un masculinisme face au féminisme mais plutôt défendre le concept de « parentalisme » (*) :

Je remercie tout d’abord mon fils, père de quatre enfants en bas âge et qui se démène tous les jours pour allier travail et rôle parental (en y parvenant très bien). Je suis en admiration. C’est lui qui m’a fait découvrir un article intéressant sur le net paru dans huffingtonpost.fr (**), intitulé « un papa n’est ni un baby-sitter ni un assistant, c’est un parent » (Rachel Toalson bloggeuse pour Crash Test Parents – Racheltoalson.com).

Si nous voulons que les pères s’impliquent davantage dans l’éducation des enfants, il faut leur laisser une vrai place. Bien sûr, c’est aussi à lui de prendre sa place sans attendre qu’on lui la donne. Il a une responsabilité parentale qu’il doit assumer.

On entend trop souvent l’attente à ce que le père « participe à… » Eh bien non ! Ce n’est pas ce qu’il faut dire. Le père ne doit se contenter de rester sur le côté. Ce n’est pas un subalterne. D’autant plus que lorsque l’on connaît un peu la psychologie de l’homme, ne lui laisser qu’une part de participation implique qu’il risque de rentrer en conflit ou qu’il lâche prise. C’est une question de pouvoir. Un homme a besoin de sentir un pouvoir pour exister, plus qu’une femme sans doute ; il paraît que c’est une question de testostérone… ;)

En clair, on ne doit pas considérer que c’est la mère qui élève son enfant et le père qui participe.
Si c’est bien la mère qui met au monde l’enfant, celui-ci ne doit pas être ensuite « Sa chose » avec un père qui n’est là que pour accompagner et cautionner une fusion, un symbole maternel phallique et exclusif (pour tenir
un discours psychanalytique).

Les deux parents se répartissent des rôles. Ils ont chacun leur personnalité, leur image, leur façon d’agir et de réagir. Chacun doit respecter l’autre, trouver ensemble une ligne de conduite harmonieuse, transmettre une image de père et de mère différente et complémentaire aux yeux de l’enfant. Chacune de ces images a son importance. Elles sont différentes et donc non comparables.

Au fil du temps, je vois de plus en plus de pères qui ne trouvent pas leur place dans la famille. Il ne savent plus comment agir ou réagir. Il s’ensuit par exemple une autorité paternelle absente ou inappropriée avec une mère qui est capable de dire : « pourtant, je dis à mon conjoint comment faire ». Elle ne se rend pas compte qu’elle ne lui laisse pas de liberté d’action et qu’elle casse l’image du père surtout si l’enfant entend ces propos. Et c’est alors la catastrophe. C’est ainsi que peut se construire l’enfant-roi ou l’enfant-tyran. Et il y en a de plus en plus qui consultent…

Or, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que je vois des exemples qui cassent l’image du père, de façon directe mais surtout insidieuse. (Peut-être de plus en plus d’ailleurs). Voici un exemple indirect et insidieux (histoire de prendre le plus récent) :

20160117-191038.jpg

Oui, oui. L’air de rien, il y a là un message subliminal qui glorifie la mère au détriment du père. C’est assez malsain en fait.

Chères amies, arrêtez donc de multiplier les comparaisons père-mère dans le seul but de vous auto-satisfaire et vous auto-congratuler. Je sais qu’il pourrait en être de même sur d’autres sujets concernant les hommes par rapport aux femmes… n’est-ce pas ?

Autre exemple différent mais d’actualité :
Ne croyez vous pas que les femmes seraient outrées s’il y avait un programme « Mr Bricolage et les papas ». J’imagine la volée de bois vert des féministes, à juste raison bien sûr. Or, je viens de découvrir que « Casino et les mamans » existe : un programme destiné aux femmes enceintes (là tout va bien) et… (tenez-vous bien) aux mamans d’enfants de moins de trois ans. Il est vrai qu’il n’y a sans doute que les mamans qui font les courses. Ben voyons !
Le marketing comme reflet des travers de société …

Les choses ont besoin d’évoluer sur ce plan depuis longtemps mais c’est laborieux :
Il m’a fallu par exemple batailler ferme il y a une trentaine d’années pour lutter contre le titre d’un programme de formation national intitulé « gymnastique maman-bébé ». J’ai réussi à contribuer à faire en sorte que cette formation devienne « gymnastique parent-bébé »
Quand j’avais pris à cette époque un « congé parental » pour élever ma fille, les collègues, pourtant professionnels de santé, me parlaient systématiquement de mon… « congé sans solde » .

Le poids des mots, le choc des idées. Ce n’est que quelques exemples. Bien des pères (et mères) pourraient en donner…

L’organisation social évolue. Des changements s’installent. Ce n’étaient pas forcément mieux ou moins bien avant. Il y a juste un glissement (sans doute trop rapide) dans notre société actuelle. Chacun doit y contribuer positivement au lieu de se camper dans une position qui casse l’image de l’autre.
Ah ! Le bienfait de l’écoute…

Les mentalités doivent évoluer avec le temps. Soyons alors tous vigilants pour que chacun se sente reconnu, pour un bon équilibre psycho-social, sans la sape de l’exclusion.

(*) Parentalisme : j’appelle ainsi tout ce qui vient défendre la cause des parents au même titre que le féminisme défend la cause des femmes.

(**) Pour lire l’article qui a motivé ce billet, cliquez sur la ligne ci-dessous :
>>>>Un papa n’est ni un baby-sitter ni un assistant c’est un parent (Rachel Toalson)
<<<<

halte à l’exercice illégal de la graphomotricité

octobre 15, 2015 - 1:06 No Comments

Pour défendre la prise en charge des troubles psychomoteurs par les professionnels ayant un décret de compétence en la matière, signez cette pétition en cliquant sur la ligne ci-dessous :

>>>> halte à l’exercice illégale de la graphomotricité (pétition) <<<<

La guerre des graines, dossiers édifiants

septembre 13, 2015 - 12:13 No Comments

Voilà au-moins un dossier qui n’endort pas les consciences contrairement à la plupart des émissions télévisuelles. Suivez ce document très bien ficelé de bout en bout si vous voulez comprendre comment quelques groupements internationaux, (comme Monsanto bien sûr) cherchent par tous les moyens à s’accaparer le « fichage et la privatisation du vivant » . Vous comprendrez pourquoi des agriculteurs, des chercheurs, des élus tirent la sonnette d’alarme et entrent en résistance (comme le maire de Grigny-sur-Rhône s’entourant de « semis désobéissants » . ;)

Dans ce documentaire, on vous dit que 72% des variétés de graines cultivées ont disparu en 100 ans pour ne privilégier que les graines vendues par les multinationales, ces graines étant F1, c’est-à-dire, hybrides et programmée pour ne pas être cultivable une seconde fois. Ces multinationales ont réussi à faire en sorte d’interdire à l’agriculteur le droit de vendre ou même de donner (!) les graines non-hybrides qu’il pourrait avoir en sa possession.

Il semble pourtant qu’il y ait des moyens pour éviter de se faire bouffer par ces multinationales qui, sous prétexte de permettre de mieux nourrir la planète, nous conduisent à la malbouffe.

Il y a déjà le scandale des pesticides (Monsanto vient de perdre des procès aux États-Unis et en France à ce propos), peut-être aurons-nous le scandale des hybrides.

En tous les cas, j’invite tous les spécialistes médicaux (notamment les chercheurs en gastro-entérologie, allergologie, oncologie, etc.) à se pencher sur le sujet car je ne serais pas étonné de voir un lien entre la consommation de produits hybrides et le développement de certaines pathologies (allergies, cancers, maladies neuro-dégénératives…).

Non, non, ce n’est pas une idée farfelue. Je pense être moi-même un spécialiste pour avoir enseigné les pathologies neuro-dégénératives pendant plusieurs années.

Vous savez par exemple que la maladie de Parkinson correspond à une dette en dopamine. Mais savez-vous que cette dopamine a comme précurseur la tyrosine, un acide aminé qu’on retrouve dans des aliments comme des graines (amande, cacahuète, courge, sésame) mais aussi dans les avocats, les bananes, les produits laitiers, etc. Et si les hybrides qu’on ingère ou qu’on fait ingérer aux animaux contribuaient à perturber notre propre chaîne de transformation digestive provoquant une pollution interne, porte ouverte à certaines pathologies…

Et paf !

Quand l’Homme cherche à contorsionner la Nature, la Nature, tôt ou tard reprend ses droits. C’est curieux par exemple de constater que, du fait de nos déversements de pesticides, des algues vertes se développent sur nos rivages. En réalité, on leur doit beaucoup car nous existons grâce à elles : dans la chaîne d’évolution des espèces vivantes, elles sont au début réussissant à transformer la toxicité de l’oxygène en chlorophylle, base de toute vie de notre flore terrestre qui a servi de première nourriture à la première faune terrestre. Elle était là bien avant la faune terrestre et donc bien avant nous.

Elle a beaucoup à nous apprendre et nous le fait savoir ! Et paf !

Certains spécialistes disent que ce documentaire a une vision partisane sur le sujet. Je laisse le soin à chacun d’en juger.

Mais, il est certain que la recherche agro-alimentaire peut aussi tirer profit d’expériences comme celle-ci :

Faire pousser des légumes sans eau :

MARRE QU’ON IGNORE LE PSYCHOMOTRICIEN (pétition)

juin 24, 2015 - 4:10 3 Comments

Que fait-on d'une brochette ?...

(Je vous laisse le soin de deviner pourquoi une brochette en bannière. Si vous ne voyez pas, lisez bien ce billet en entier.)

Chers consœurs, chers confrères, chères amies, chers amis,

Comme prévu, je lance aujourd’hui 24 juin 2015, jour de mes soixante ans (après 40 ans de ma découverte de la psychomotricité) une pétition pour réclamer plus de reconnaissance de la profession de psychomotricien(ne).

La sagesse de l’âge (il paraît qu’elle existe) m’amène à penser que ce n’est peut-être qu’un coup d’épée dans l’eau. Mais rester les bras croisés sans réagir m’est beaucoup plus difficile. Qui ne tente rien n’a rien. Si je peux aider la vague actuelle de professionnels et toutes les personnes de bonne volonté à être réactives pour protéger et développer les valeurs de la profession de psychomotricien, sans crainte, sans retenue, sans sentiment d’infériorité et sans scrupule, j’aurai au moins l’impression d’avoir fait quelque chose qui a son utilité pour la santé publique. La profession de psychomotricien n’a pas été inventée par hasard. Par exemple, à l’instar du psychanalyste qui suit lui-même une thérapie avant de pouvoir travailler, le psychomotricien a une formation psychocorporelle sur lui-même avant son diplôme. N’oublions pas que le matériel de travail le plus important du psychomotricien est sa propre entité psychocorporelle. Il a intérêt à être bien affûté pour être efficace.

Se pose-t-on par exemple la question de savoir pourquoi une approche psychomotrice peut arriver à traiter un problème d’encoprésie en une ou deux séances pendant que d’autres approches thérapeutiques tournent autour du pot (c’est le moment de le dire) ?

C’est ici tout simplement une question de langage du corps, d’interaction psychocorporelle que le psychomotricien a pu être amené à maîtriser dans sa formation.

Je crois être assez bien placé pour dire que le langage du corps est le socle de tous les langages. C’est dire l’importance de l’approche psychomotrice. Et mon petit doigt me dit que, si les actes de psychomotricité étaient remboursés par les caisses de Sécurité Sociale, il y aurait des économies. Nous n’en serions certainement pas là en ce qui concerne le soin psychocorporel de la personne. Toutes ces pseudo-thérapies, qui se servent de la fragilité de l’Image du Corps pour se donner de l’importance, seraient étouffées dans l’œuf. Tout psychomotricien qui a été obligé de ramasser un patient à la petite cuillère voit ce que je veux dire…

Il est donc temps de sortir de l’ombre, de ne plus faire preuve de trop de docilité, trop de pudeur, trop de souplesse, trop d’effacement, etc., traits de caractère formaté par la formation.

Dans l’histoire de la profession, il y a toujours eu des propositions, des réclamations, des plaintes, des combats (souvent contre des moulins à vent). Ayons une reconnaissance pour ceux qui se sont battus, comme ceux de ma génération qui avaient fait le choix de se mettre hors la loi en décidant de ne plus payer la TVA pour faire avancer le dossier et obtenir ainsi gain de cause. Ce n’est qu’un exemple mais que certains ont peut-être oublié. Oui, il y a eu aussi des combats dans l’ombre et je remercie aussi ceux-là.

Il est temps que le loup sorte du bois.

Il y a des situations et des moments où il faut se serrer les coudes alors vos commentaires, vos idées, vos critiques, votre participation à cet élan vindicatif sont bien entendu bienvenus, en vous espérant nombreux pour partager cette pétition.

Confraternellement, cordialement et amicalement.

Hubert COLOMBEL, membre fondateur de l’AFPL (Association Française des Psychomotriciens Libéraux)


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COMMENT SIGNER LA PÉTITION ? :

SIGNEZ (même de façon anonyme) que vous soyez psychomotricien(ne) ou pas. Vous aurez peut-être besoin de psychomotricité un jour…
C’est très simple, facile à faire et utile sur le plan santé publique. Il suffit de cliquer sur la ligne ci-dessous :

>>>> JE SIGNE LA PÉTITION <<<<

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COMMENT AVOIR UNE AFFICHE DE LA PÉTITION ?

••• TÉLÉCHARGEZ L’AFFICHE à partir du format PDF en cliquant sur la ligne ci-dessous :

>>>>AFFICHE PETITION PSYCHOMOT<<<<

 

••• PHOTOCOPIEZ et PLACARDEZ CETTE AFFICHE où bon vous semble.

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COMMENT COPIER LE CONTENU de CETTE PÉTITION ?
(N. B. : je ne saurais être l’auteur que d’un texte non modifié.)

••• soit sur le site de signature (Petition24),

••• soit sur l’affiche en PDF,

••• soit ci-dessous :

MARRE QU’ON IGNORE LE PSYCHOMOTRICIEN

MARRE qu’on ignore la psychomotricité,

MARRE de lire tous ces articles sur internet ou ailleurs qui omettent de parler du psychomotricien et qui occultent son rôle face à certaines pathologies,

MARRE de ces professions (ou pseudo-professions au titre plus ou moins ronflant) dont certaines n’ont aucune reconnaissance médicale et qui s’accaparent le rôle du psychomotricien sans sourciller malgré un décret de compétence qui limite l’exercice (Décret n°88-659 du 6 mai 1988),

MARRE de constater que des centres de soins n’emploient pas ou peu de psychomotriciens ou limitent leur champ d’action,

MARRE de voir le psychomotricien relégué dans des rôles subalternes tout en feignant de lui donner de l’importance (il suffit de constater l’immobilisme depuis la création d’un Diplôme d’État le 15 février… 1974 !),

MARRE qu’il n’y ait toujours pas de remboursement des actes du psychomotricien, considérant sans doute qu’il ne s’occupe que des états d’âme psychocorporels et des troubles de communication non-verbale sans importance pour l’équilibre de la personne et de la société,

MARRE de constater que des dictionnaires et correcteurs orthographiques ignorent encore les termes de « psychomotricité » et de « psychomotricien ». Non, non, nous ne sommes pas des « psychomÉtriciens » ! (Même les dictionnaires les plus connus ont mis des dizaines d’années à se mettre à jour…). N’est-ce pas la signification d’une ignorance ? (Entendez ce mot dans le sens qui convient.)

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QU’EN DIRAIENT MES MAÎTRES À PENSER ?

Dans ma démarche, je sens sur mon épaule et dans mon oreille un souffle d’encouragement par toutes ces sommités de la médecine qui ont œuvré pour développer la psychomotricité et en faire une spécificité.

Pour ne froisser personne dans cet exercice difficile qui consiste à donner des références, permettez-moi de ne citer que certains maîtres à penser que j’ai eu l’honneur et l’avantage de rencontrer pendant ma formation de psychomotricien.

Tout d’abord deux grandes figures à l’origine de la création de la profession de psychomotricien : le Pr Julian de Ajuriaguerra, bien sûr, que je suis allé écouter au Collège de France et Mme Gisèle Bonvalot-Soubiran qui est à la psychomotricité ce que Mme Borel-Maisonny est à orthophonie.
Je dois citer aussi René Zazzo qui s’est agréablement servi de la petite équipe d’étudiants que nous étions pour des analyses complètes et très intéressantes au CNRS sur les effets de la relaxation,
- le Pr Henri Barte Nhi, ses origines asiatiques l’ont sans doute tout naturellement orienté vers l’approche psychocorporelle de la maladie, j’en garde des souvenirs merveilleux et particulièrement instructifs de tables rondes en présence de cas cliniques,
- le Pr André Bourguignon, grand spécialiste du sommeil, du rêve et des troubles psychosomatiques, qui m’a fait confiance en me prenant en stage dans son service pour que je lui montre concrètement les effets de la psychomotricité sur les troubles mentaux.
J’ai toujours été fasciné par ces grands chercheurs qui gardent une âme d’enfant, un esprit ouvert, pierre s’angle de l’humilité et du savoir.
Quelle leçon de vie pour ceux qui croient tout connaître !
J’en passe et des aussi bons, bardés de diplômes ou pas… mais toujours curieux d’apprendre.

N. B. : il ne faut pas oublier que Julian de Ajuriaguerra a créé, avec René Diatkine, une « équipe de recherche et de rééducation des troubles de la psychomotricité et du langage » à l’Hôpital Sainte-Anne-Henri-Rousselle dans laquelle se retrouvaient entre autres : Nadine Galifret-Granjon, Marguerite Auzias, Jean Bergès, Irène Lézine, Giselle Soubiran, Mira Stambak, René Zazzo, Suzanne Borel-Maisonny… Que des grandes pointures à la base de la rééducation actuelle des « troubles de la psychomotricité et du langage ».

CONCLUSION :

Utilisez toutes les ficelles de communication (Facebook, Twitter, blogs, forums, etc.).
Merci de votre aide car comme le dit le SNUP qui a très vite relayé la pétition : « En unifiant les initiatives individuelles et de groupes, nous ferons plus de bruit… »
Alors :
SIGNEZ,
TÉLÉCHARGEZ,
PARTAGEZ,
PHOTOCOPIEZ,
PLACARDEZ
OÙ VOUS VOULEZ,
QU’ON ARRÊTE DE BOUFFER
LA PSYCHOMOTRICITÉ.
(*)

(*) P. S. : pour ceux qui n’auraient pas résolu l’énigme de la brochette comme bannière de la pétition : « la brochette se fait griller et on la bouffe ! » De même, la psychomot…


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(Merci à Noémie Pasteau, psychomotricienne et amie de la famille, pour m’avoir soufflé l’idée d’une réaction sur le sujet.)

Quand un pro-Monsanto dit qu’on peut boire du glyphosate mais refuse d’en boire

mars 31, 2015 - 12:50 No Comments

Une vidéo qui vaut bien des discours. Tout est dit quand vous avez :

- d’un côté Patrick Moore qui prétend que le glyphosate (vous savez le fameux Roundup de Monsanto) n’est pas dangereux pour l’homme et qu’on peut même en boire,

- d’un autre côté un journaliste qui propose justement à ce lobbyiste de boire devant l’antenne de Canal+ cette potion prétendue non cancérigène.

J’imagine un autre scénario :

- Patrick Moore : Blablabla…on peut boire du glyphosate sans danger… blablabla
- Le journaliste : Justement, j’en ai. Vous en voulez ?
- Patrick Moore : Euh ! Non, je me sens un peu barbouillé.
- Le journaliste : Justement, il paraît que ça chasse bien les vers !

Méthode globale vs méthode syllabique et autres polémiques

janvier 24, 2015 - 7:01 No Comments

Ah ! Ce débat qui dure depuis si longtemps entre les méthodes d’apprentissage de la lecture ! Faut-il utiliser une méthode syllabique, globale ou mixte ?

Si nous laissons l’enfant découvrir seule les lettres, les mots et les phrases, il procède par approche, fait des associations comme pour un puzzle. Il ouvre son potentiel cérébral pour apprendre : son cerveau gauche associe les lettres pour faire un son, son cerveau droit regarde globalement pour pouvoir lire les structures particulières comme « femme », « monsieur », etc.
L’enfant a donc besoin de ses deux hémisphères cérébraux pour pouvoir lire correctement. C’est tellement simple et logique. Tout spécialiste du langage le sait. Mais des hurluberlus se croyant plus fins que les autres ont voulu faire croire qu’en utilisant une méthode globale les enfants apprendraient plus facilement à lire. Une croyance de pseudo-chercheurs qui n’ont avancé et imposé leurs arguments que de manière empirique, un peu à la manière d’un mécanicien qui ne saurait pas comment fonctionne un moteur, qui se contenterait de tourner la clé de contact et d’écouter le bruit des pistons en vociférant si par malheur le moteur se mettait à tousser, prétextant que c’est dû à l’état des pneus ou pire de la route.
Vous avez compris que, dans cette image, le moteur représente le cerveau de l’enfant, la clé de contact la pédagogie utilisée, les pneus et la route tous les arguments farfelus pour expliquer l’échec de lecture (évolution sociale, facteurs environnementaux, j’en passe et des meilleurs…).
À vrai dire, il y a peu de liens entre la recherche pédagogique, menée par l’Éducation Nationale et tout autre forme de recherche scientifique. Il n’y a qu’à voir le regard en biais tourné vers ceux qui ont osé par exemple faire une formation en sciences de l’éducation ou autre sciences parallèles avant de s’orienter vers l’enseignement pour se rendre compte du phénomène de l’État dans l’État. Le mammouth porte finalement bien son nom.
Les grands pontes de l’Éducation Nationale ont pour habitude de ne pas écouter les chercheurs et praticiens qui ont justement le nez dans le moteur (recherches médicales, neuro-psychologiques, etc.), prétextant sans doute qu’eux seuls savent faire dans le domaine des apprentissages. Peut-être aussi ont-ils trouvé dans le fait d’imposer la méthode globale (et semi-globale) un intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif : gagner de l’argent en mettant au rebut les anciennes méthodes syllabiques très critiquées pour distribuer sur l’ensemble du territoire leurs nouvelles méthodes.
D’autre part, pour apprendre les phonèmes vous pouvez constater que pratiquement toutes les méthodes de lecture présentent un déroulement d’apprentissage hasardeux qui ne tient pas compte des classes phonémiques. Quand je vois qu’à la page 10, on vous isole déjà un phonème occlusif comme le P sans avoir isolé avant toutes les voyelles orales, les fricatives et les liquides, je me dis que la méthode est bonne à mettre à la poubelle. Pourquoi ? Parce que les occlusives explosent dans la bouche et ne peuvent donc pas être maintenues pour permettre à l’enfant d’entendre et d’isoler le son. À chaque fois que je l’ai expliqué à des enseignants, ils ouvraient des grands en me disant qu’on ne leur avait jamais appris la chose. Comme quoi, on ne doit pas leur jeter la pierre. Mais à leurs formateurs…
Je me souviens avoir été surpris de découvrir un déroulement d’apprentissage structuré phonétiquement en feuilletant la méthode Ratus. J’ai aussitôt regardé qui étaient les auteurs : un couple dont la femme est… orthophoniste (confidence d’oreiller n’est-ce pas… ). Pourquoi n’y a-t-il pas d’ailleurs une formation spécifique pour les enseignants du cycle des apprentissages fondamentaux ? Ils pourraient développer des compétences en phonétique et éviteraient peut-être ainsi de présenter les signes phonétiques pour laisser croire qu’ils les maîtrisent alors qu’ils ne font que perturber les élèves qui ont déjà bien du mal avec les phonèmes et les lexèmes. D’autres aides comme les gestes de Mme Borel-Maisonny sont bien plus efficaces pour capter l’attention sur la cible phonétique. Il serait bon d’ailleurs que les méthodes actuelles qui s’en inspirent puissent avoir la décence de mettre Mme Borel-Maisonny en référence au lieu de la pomper allègrement parfois en prenant quelques libertés hasardeuses par rapport aux gestes.
L’enseignement français souffre du « pédagogiquement correct ». Si par malheur un enseignant sort de la ligne tracée, il se fait taper sur les doigts ayant au-dessus de la tête une épée de Damoclès, l’inspection de son travail. Il est peut-être diplômé mais on ne lui fera pleinement confiance que lorsqu’il partira en retraite.
Je ne porte ici aucun jugement sur les enseignants qui font l’un des plus beaux métiers du monde. Certains pensent sans doute comme moi sans pouvoir l’exprimer, de peur de s’attirer les foudres de leurs supérieurs et d’être ainsi moins bien noté car si les enseignants notent les élèves, il faut savoir qu’ils sont aussi notés…

Vous pensez que j’exagère alors regardez cette expérience :

Pour une refondation de l’école guidée par les enfants : Céline Alvarez at TEDxIsèreRiver

Et pour savoir ce que l’Éducation Nationale en a fait cliquez sur la ligne suivante :


Céline Alvarez démissionne

Autre info intéressante et anecdotique :

Vous ne saviez peut-être pas que nous sommes historiquement passé de l’ »Instruction Publique » à l’ »Éducation Nationale » le 3 juin 1932, un glissement sémantique qui n’a pas pour autant conduit à une formation d’éducateurs. On ne demande d’ailleurs aux enseignants que de bien instruire les élèves ou alors il leur faudrait une formation plus poussée sur la psychologie de l’enfant et ce ne serait pas un mal.
Mais vous saviez sans doute encore moins que le gouvernement de Valery Giscard d’Estaing avait supprimé l’épithète « Nationale » pour ne garder que l’appellation « Ministère de l’Éducation » par souci d’européanisme. Intéressant n’est-ce pas ?

Réingénierie de la formation de psychomotricien (pétition) et réflexion…

novembre 30, 2014 - 8:44 1 Comment

Des pétitions circulent sur le net ou ailleurs pour réclamer un niveau master dans la formation des psychomotriciens. Vous pouvez signer en cliquant sur la ligne suivante :
>>>>Je signe la pétition pour réclamer le niveau Master dans la formation des psychomotriciens

J’y ai cependant glissé le commentaire suivant qui peut paraître pessimiste alors qu’en fait, il est à mon sens réaliste. Vous avez vu des choses bouger, vous, depuis l’inscription des compétences du psychomotricien au JO en 1988, soit 14 ans après la création du DE ?

« Contrairement au Certificat de Capacité en orthophonie, les DE des auxiliaires médicaux ne s’inscrivent pas dans le cursus LMD des universités => que les DE obtiennent le niveau master ce n’est pas gagné car il faudrait changer l’organigramme de santé. Comment voulez-vous que la corporation médicale accepte que tous ces auxiliaires deviennent cadres ? Je ne me suis jamais fait d’illusion. Mais qui ne tente rien n’a rien… (Hubert Colombel, psychomotricien-orthophoniste-psychothérapeute : un dinosaure de la santé qui n’a jamais mangé de couleuvres) »

Vive la main d’œuvre étrangère ?

Peut-être que dans 30 ans on accordera un niveau master pour attirer les professionnels en les payants un peu plus que le SMIC tout simplement parce qu’il y aura un grand manque de personnes pour s’occuper de la population vieillissante. Mais, je crois qu’en réalité on fera appel à une main d’œuvre étrangère pour pouvoir continuer à sous payer. N’est-ce pas déjà le cas en médecine dans nos hôpitaux ? En effet, avant d’être inscrit à l’Ordre, un médecin étranger est « attaché associé » ou « attaché spécialiste ». Ils sont 55% dans ce cas et touchent en moyenne un salaire inférieur de 40%… Une aubaine pour la gouvernance financière.

Illustration par l’exemple :
Côté gestion de la santé tout peut aller tant qu’on ne se retrouve pas dans des situations cocasses comme celle que j’ai pu rencontrer un jour :
un médecin scolaire à l’accent à couper au couteau, venant de je ne sais quelle contrée, n’avait pas trouvé mieux que de revisiter mon diagnostic de dysorthographie en dictant, en autres cocasseries, le mot « choux » (en insistant sur le x, bien sûr) à un enfant de 6e. Elle m’avait appelé pour me dire qu’elle ne voyait pas de problème, qu’il lisait bien (forcément, il était dysorthographique et aucunement dyslexique). On ne me l’avait jamais faite celle-là. Comme j’étais en pleine consultation au moment où elle m’a appelé, je n’ai pas tiré les choses au clair mais heureusement les parents et l’enfant ont compris que les compétences en la matière ne se trouvait pas au niveau de ce médecin, sans doute parachutée de je ne sais quelle planète, une remplaçante, je l’espère.
D’ailleurs au passage, il faudrait dire à certains médecins qu’un doctorat ne donne pas les compétences en tout. Certains en ont conscience et le disent mais d’autres se permettent de brasser tellement large qu’ils arrivent à éveiller l’incrédulité du patient… Comment par exemple un médecin de médecine fonctionnel ou un pédiatre peut, en dehors de ses compétences médicales, arriver à prétendre, avec un aplomb extraordinaire, sans remuer le sourcil gauche, maîtriser aussi le domaine du langage oral et écrit ? C’est un exemple. Il y a quelque chose qui m’échappe, mais c’est une autre histoire qui mériterait qu’on s’y attarde dans un autre article…

À propos de « Dignité, mes fesses ! » (pétition)

août 11, 2012 - 7:03 No Comments
à propos du sujet sur la pudeur en milieux hospitalier

Pour que les chemises cachent les fesses des patients !

Le 27 juillet dernier, une kinésithérapeute a écrit un billet, intitulé « Dignité, mes fesses ! », sur son blog pour s’insurger contre l’impudeur infligée par les hôpitaux, donnant l’exemple d’une dame de 85 ans « vêtue de l’informe chemise de nuit de l’hôpital ».

Pour découvrir ce billet, cliquer sur le lien suivant :
>>>> Article : Dignité, mes fesses !

Sous le pseudonyme de «Leya_MK », elle ne comprend pas qu’on puisse donner une chemise à taille unique boutonnée dans le dos pouvant laisser les fesses des patients visibles.
« Depuis quand être à demi nu devant les soignants, les médecins et ses proches doit être une fatalité quand sur le plan médical rien ne justifie ? » s’interroge-t-elle.
Un médecin, sous couvert également d’anonymat, a alors proposé une pétition « pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur et la dignité des patients ». Elle peut être signée sur le blog Farfadoc.
En tant que professionnel de santé dont le travail est surtout orienté vers la psychologie du corps, vous pensez bien que le sujet m’a beaucoup intéressé. J’ai lu avec intérêt cet exposé réclamant une plus grande dignité et pudeur dans les hôpitaux. J’ai lu aussi tous les commentaires déposés sur le blog. C’est très instructif. Nous avons le reflet d’une réalité :
- Tout d’abord nous pouvons constater que le sujet est tabou puisque la plupart du temps les personnes restent anonymes.
- Il y a bien sûr ceux qui se font l’écho du point de vue exposé par cette kinésithérapeute, faisant référence souvent à leur propre expérience.
- Certains aussi ne voient pas d’impudeur dans le fait de risquer de montrer ses fesses à tout le monde. Mais là j’ai envie de dire que ce n’est pas une raison pour imposer à tout le monde ce vécu personnel.
- Bien évidemment se glissent aussi quelques propos à noter précieusement d’un point de vue psycho-relationnel car ils justifient à eux seuls l’importance du souci de la pudeur. Je fais référence à des propos du style « je suis pour la chemise ouverte en dessous de 50 ans », propos tenus par une personne (sans doute un homme) qui sous couvert de l’anonymat, puisqu’il utilise un pseudonyme, se range (sans le savoir peut-être, mais il serait important qu’il ne sache) du côté de ce qu’on appelle les prédateurs pervers. Bien évidemment il nous dirait que ce n’est que de l’humour, là où d’autres perçoivent de la lubricité.
- Certains propos insistent aussi sur l’importance d’une formation du personnel hospitalier pour permettre de prendre en compte le vécu du patient. Tous les professionnels formés dans ce sens savent que le bien-être joue une part importante dans le bon rétablissement du patient. Il est certain qu’il existe à ce niveau un manque flagrant dans les milieux hospitaliers. Il y a encore beaucoup de chemin à faire et je n’ai pas vu beaucoup de progrès depuis plus de 30 ans de pratique. Et pourtant des professionnels formés dans l’approche psycho corporelle existent (psychomotriciens, etc.).

Ce sujet a suscité beaucoup de réactions, à tel point que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est emparée du dossier depuis jeudi dernier en précisant : « si cette question est perçue comme secondaire par certains, elle ne l’est pas à mes yeux. »

Alors allez sur le site Farfadoc en cliquant sur la ligne suivante pour signer la pétition :

>>>> Je signe la pétition pour réclamer plus de pudeur pour les patients dans les hôpitaux