Archive for the ‘Les coups de gueule’ Category

Méthode globale vs méthode syllabique et autres polémiques

janvier 24, 2015 - 7:01 No Comments

Ah ! Ce débat qui dure depuis si longtemps entre les méthodes d’apprentissage de la lecture ! Faut-il utiliser une méthode syllabique, globale ou mixte ?

Si nous laissons l’enfant découvrir seule les lettres, les mots et les phrases, il procède par approche, fait des associations comme pour un puzzle. Il ouvre son potentiel cérébral pour apprendre : son cerveau gauche associe les lettres pour faire un son, son cerveau droit regarde globalement pour pouvoir lire les structures particulières comme « femme », « monsieur », etc.
L’enfant a donc besoin de ses deux hémisphères cérébraux pour pouvoir lire correctement. C’est tellement simple et logique. Tout spécialiste du langage le sait. Mais des hurluberlus se croyant plus fins que les autres ont voulu faire croire qu’en utilisant une méthode globale les enfants apprendraient plus facilement à lire. Une croyance de pseudo-chercheurs qui n’ont avancé et imposé leurs arguments que de manière empirique, un peu à la manière d’un mécanicien qui ne saurait pas comment fonctionne un moteur, qui se contenterait de tourner la clé de contact et d’écouter le bruit des pistons en vociférant si par malheur le moteur se mettait à tousser, prétextant que c’est dû à l’état des pneus ou pire de la route.
Vous avez compris que, dans cette image, le moteur représente le cerveau de l’enfant, la clé de contact la pédagogie utilisée, les pneus et la route tous les arguments farfelus pour expliquer l’échec de lecture (évolution sociale, facteurs environnementaux, j’en passe et des meilleurs…).
À vrai dire, il y a peu de liens entre la recherche pédagogique, menée par l’Éducation Nationale et tout autre forme de recherche scientifique. Il n’y a qu’à voir le regard en biais tourné vers ceux qui ont osé par exemple faire une formation en sciences de l’éducation ou autre sciences parallèles avant de s’orienter vers l’enseignement pour se rendre compte du phénomène de l’État dans l’État. Le mammouth porte finalement bien son nom.
Les grands pontes de l’Éducation Nationale ont pour habitude de ne pas écouter les chercheurs et praticiens qui ont justement le nez dans le moteur (recherches médicales, neuro-psychologiques, etc.), prétextant sans doute qu’eux seuls savent faire dans le domaine des apprentissages. Peut-être aussi ont-ils trouvé dans le fait d’imposer la méthode globale (et semi-globale) un intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif : gagner de l’argent en mettant au rebut les anciennes méthodes syllabiques très critiquées pour distribuer sur l’ensemble du territoire leurs nouvelles méthodes.
D’autre part, pour apprendre les phonèmes vous pouvez constater que pratiquement toutes les méthodes de lecture présentent un déroulement d’apprentissage hasardeux qui ne tient pas compte des classes phonémiques. Quand je vois qu’à la page 10, on vous isole déjà un phonème occlusif comme le P sans avoir isolé avant toutes les voyelles orales, les fricatives et les liquides, je me dis que la méthode est bonne à mettre à la poubelle. Pourquoi ? Parce que les occlusives explosent dans la bouche et ne peuvent donc pas être maintenues pour permettre à l’enfant d’entendre et d’isoler le son. À chaque fois que je l’ai expliqué à des enseignants, ils ouvraient des grands en me disant qu’on ne leur avait jamais appris la chose. Comme quoi, on ne doit pas leur jeter la pierre. Mais à leurs formateurs…
Je me souviens avoir été surpris de découvrir un déroulement d’apprentissage structuré phonétiquement en feuilletant la méthode Ratus. J’ai aussitôt regardé qui étaient les auteurs : un couple dont la femme est… orthophoniste (confidence d’oreiller n’est-ce pas… ). Pourquoi n’y a-t-il pas d’ailleurs une formation spécifique pour les enseignants du cycle des apprentissages fondamentaux ? Ils pourraient développer des compétences en phonétique et éviteraient peut-être ainsi de présenter les signes phonétiques pour laisser croire qu’ils les maîtrisent alors qu’ils ne font que perturber les élèves qui ont déjà bien du mal avec les phonèmes et les lexèmes. D’autres aides comme les gestes de Mme Borel-Maisonny sont bien plus efficaces pour capter l’attention sur la cible phonétique. Il serait bon d’ailleurs que les méthodes actuelles qui s’en inspirent puissent avoir la décence de mettre Mme Borel-Maisonny en référence au lieu de la pomper allègrement parfois en prenant quelques libertés hasardeuses par rapport aux gestes.
L’enseignement français souffre du « pédagogiquement correct ». Si par malheur un enseignant sort de la ligne tracée, il se fait taper sur les doigts ayant au-dessus de la tête une épée de Damoclès, l’inspection de son travail. Il est peut-être diplômé mais on ne lui fera pleinement confiance que lorsqu’il partira en retraite.
Je ne porte ici aucun jugement sur les enseignants qui font l’un des plus beaux métiers du monde. Certains pensent sans doute comme moi sans pouvoir l’exprimer, de peur de s’attirer les foudres de leurs supérieurs et d’être ainsi moins bien noté car si les enseignants notent les élèves, il faut savoir qu’ils sont aussi notés…

Vous pensez que j’exagère alors regardez cette expérience :

Pour une refondation de l’école guidée par les enfants : Céline Alvarez at TEDxIsèreRiver

Et pour savoir ce que l’Éducation Nationale en a fait cliquez sur la ligne suivante :


Céline Alvarez démissionne

Autre info intéressante et anecdotique :

Vous ne saviez peut-être pas que nous sommes historiquement passé de l’ »Instruction Publique » à l’ »Éducation Nationale » le 3 juin 1932, un glissement sémantique qui n’a pas pour autant conduit à une formation d’éducateurs. On ne demande d’ailleurs aux enseignants que de bien instruire les élèves ou alors il leur faudrait une formation plus poussée sur la psychologie de l’enfant et ce ne serait pas un mal.
Mais vous saviez sans doute encore moins que le gouvernement de Valery Giscard d’Estaing avait supprimé l’épithète « Nationale » pour ne garder que l’appellation « Ministère de l’Éducation » par souci d’européanisme. Intéressant n’est-ce pas ?

Réingénierie de la formation de psychomotricien (pétition) et réflexion…

novembre 30, 2014 - 8:44 1 Comment

Des pétitions circulent sur le net ou ailleurs pour réclamer un niveau master dans la formation des psychomotriciens. Vous pouvez signer en cliquant sur la ligne suivante :
>>>>Je signe la pétition pour réclamer le niveau Master dans la formation des psychomotriciens

J’y ai cependant glissé le commentaire suivant qui peut paraître pessimiste alors qu’en fait, il est à mon sens réaliste. Vous avez vu des choses bouger, vous, depuis l’inscription des compétences du psychomotricien au JO en 1988, soit 14 ans après la création du DE ?

« Contrairement au Certificat de Capacité en orthophonie, les DE des auxiliaires médicaux ne s’inscrivent pas dans le cursus LMD des universités => que les DE obtiennent le niveau master ce n’est pas gagné car il faudrait changer l’organigramme de santé. Comment voulez-vous que la corporation médicale accepte que tous ces auxiliaires deviennent cadres ? Je ne me suis jamais fait d’illusion. Mais qui ne tente rien n’a rien… (Hubert Colombel, psychomotricien-orthophoniste-psychothérapeute : un dinosaure de la santé qui n’a jamais mangé de couleuvres) »

Vive la main d’œuvre étrangère ?

Peut-être que dans 30 ans on accordera un niveau master pour attirer les professionnels en les payants un peu plus que le SMIC tout simplement parce qu’il y aura un grand manque de personnes pour s’occuper de la population vieillissante. Mais, je crois qu’en réalité on fera appel à une main d’œuvre étrangère pour pouvoir continuer à sous payer. N’est-ce pas déjà le cas en médecine dans nos hôpitaux ? En effet, avant d’être inscrit à l’Ordre, un médecin étranger est « attaché associé » ou « attaché spécialiste ». Ils sont 55% dans ce cas et touchent en moyenne un salaire inférieur de 40%… Une aubaine pour la gouvernance financière.

Illustration par l’exemple :
Côté gestion de la santé tout peut aller tant qu’on ne se retrouve pas dans des situations cocasses comme celle que j’ai pu rencontrer un jour :
un médecin scolaire à l’accent à couper au couteau, venant de je ne sais quelle contrée, n’avait pas trouvé mieux que de revisiter mon diagnostic de dysorthographie en dictant, en autres cocasseries, le mot « choux » (en insistant sur le x, bien sûr) à un enfant de 6e. Elle m’avait appelé pour me dire qu’elle ne voyait pas de problème, qu’il lisait bien (forcément, il était dysorthographique et aucunement dyslexique). On ne me l’avait jamais faite celle-là. Comme j’étais en pleine consultation au moment où elle m’a appelé, je n’ai pas tiré les choses au clair mais heureusement les parents et l’enfant ont compris que les compétences en la matière ne se trouvait pas au niveau de ce médecin, sans doute parachutée de je ne sais quelle planète, une remplaçante, je l’espère.
D’ailleurs au passage, il faudrait dire à certains médecins qu’un doctorat ne donne pas les compétences en tout. Certains en ont conscience et le disent mais d’autres se permettent de brasser tellement large qu’ils arrivent à éveiller l’incrédulité du patient… Comment par exemple un médecin de médecine fonctionnel ou un pédiatre peut, en dehors de ses compétences médicales, arriver à prétendre, avec un aplomb extraordinaire, sans remuer le sourcil gauche, maîtriser aussi le domaine du langage oral et écrit ? C’est un exemple. Il y a quelque chose qui m’échappe, mais c’est une autre histoire qui mériterait qu’on s’y attarde dans un autre article…

À propos de « Dignité, mes fesses ! » (pétition)

août 11, 2012 - 7:03 No Comments
à propos du sujet sur la pudeur en milieux hospitalier

Pour que les chemises cachent les fesses des patients !

Le 27 juillet dernier, une kinésithérapeute a écrit un billet, intitulé « Dignité, mes fesses ! », sur son blog pour s’insurger contre l’impudeur infligée par les hôpitaux, donnant l’exemple d’une dame de 85 ans « vêtue de l’informe chemise de nuit de l’hôpital ».

Pour découvrir ce billet, cliquer sur le lien suivant :
>>>> Article : Dignité, mes fesses !

Sous le pseudonyme de «Leya_MK », elle ne comprend pas qu’on puisse donner une chemise à taille unique boutonnée dans le dos pouvant laisser les fesses des patients visibles.
« Depuis quand être à demi nu devant les soignants, les médecins et ses proches doit être une fatalité quand sur le plan médical rien ne justifie ? » s’interroge-t-elle.
Un médecin, sous couvert également d’anonymat, a alors proposé une pétition « pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur et la dignité des patients ». Elle peut être signée sur le blog Farfadoc.
En tant que professionnel de santé dont le travail est surtout orienté vers la psychologie du corps, vous pensez bien que le sujet m’a beaucoup intéressé. J’ai lu avec intérêt cet exposé réclamant une plus grande dignité et pudeur dans les hôpitaux. J’ai lu aussi tous les commentaires déposés sur le blog. C’est très instructif. Nous avons le reflet d’une réalité :
- Tout d’abord nous pouvons constater que le sujet est tabou puisque la plupart du temps les personnes restent anonymes.
- Il y a bien sûr ceux qui se font l’écho du point de vue exposé par cette kinésithérapeute, faisant référence souvent à leur propre expérience.
- Certains aussi ne voient pas d’impudeur dans le fait de risquer de montrer ses fesses à tout le monde. Mais là j’ai envie de dire que ce n’est pas une raison pour imposer à tout le monde ce vécu personnel.
- Bien évidemment se glissent aussi quelques propos à noter précieusement d’un point de vue psycho-relationnel car ils justifient à eux seuls l’importance du souci de la pudeur. Je fais référence à des propos du style « je suis pour la chemise ouverte en dessous de 50 ans », propos tenus par une personne (sans doute un homme) qui sous couvert de l’anonymat, puisqu’il utilise un pseudonyme, se range (sans le savoir peut-être, mais il serait important qu’il ne sache) du côté de ce qu’on appelle les prédateurs pervers. Bien évidemment il nous dirait que ce n’est que de l’humour, là où d’autres perçoivent de la lubricité.
- Certains propos insistent aussi sur l’importance d’une formation du personnel hospitalier pour permettre de prendre en compte le vécu du patient. Tous les professionnels formés dans ce sens savent que le bien-être joue une part importante dans le bon rétablissement du patient. Il est certain qu’il existe à ce niveau un manque flagrant dans les milieux hospitaliers. Il y a encore beaucoup de chemin à faire et je n’ai pas vu beaucoup de progrès depuis plus de 30 ans de pratique. Et pourtant des professionnels formés dans l’approche psycho corporelle existent (psychomotriciens, etc.).

Ce sujet a suscité beaucoup de réactions, à tel point que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est emparée du dossier depuis jeudi dernier en précisant : « si cette question est perçue comme secondaire par certains, elle ne l’est pas à mes yeux. »

Alors allez sur le site Farfadoc en cliquant sur la ligne suivante pour signer la pétition :

>>>> Je signe la pétition pour réclamer plus de pudeur pour les patients dans les hôpitaux

Vaginocrates vs phallocrates

mai 12, 2012 - 9:54 No Comments

En allumant la télé hier soir, je suis tombé sur une émission dans le style télé-réalité : « la belle et ses princes… presque charmants. » (quelle recherche dans le titre !)

Ces émissions ne sont pas difficiles à concevoir. Il suffit d’y mettre les ingrédients suivants :

- des acteurs professionnels (ou plutôt non-professionnels pour éviter si possible de les payer) qui n’ont que deux envies : passer à la télé et si possible gagner un maximum de fric,

- un sujet ouvert sur des préoccupations qui assurent l’audimat : en principe la relation interindividuelle ou plus bassement le sexe et le fric, puisque chacun sait que c’est ce qui mène le monde.

Hier soir nous avions une belle princesse (blonde évidemment) face à ses prétendants (dont un beau sportif, un petit roux, un noir obèse, etc.. un panel représentatif de la population en somme).

Au moment où j’ai zappé, elle était en train de juger leur aptitude à faire la vaisselle. Un parfait cliché bien sûr. On pourrait se contenter d’en rire mais imaginez un instant, surtout vous mesdames, le scénario suivant :

Un très bel étalon se charge de faire passer différentes épreuves à des prétendantes (dont une belle blonde, une petite rousse, une noire obèse, etc.. un panel représentatif de la population en somme). Ces épreuves seraient du style : savoir bricoler, faire un créneau avec la voiture, etc.

Je vous imagine tout de suite offusquées, mesdames, et les associations de défense de la gent féminine ne manqueraient pas de monter au créneau pour interdire ce genre de sujet. C’est évidemment logique. Mais ne doit-il pas y avoir la même logique pour les deux sexes, un respect mutuel ? On ne doit pas imposer à l’autre ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse, dit-on avec justesse.

Alors que faire ?

- boycotter ces émissions socialement malsaines,

- faire en sorte que la condition des hommes soit tout autant respectée que celle des femmes.

- demander aux organismes de défense de la condition humaine (femme ET homme) de réagir aussi par rapport à ces travers « vaginocrates« (*).

(*) Je croyais avoir inventé ce mot en supposant que ce pendant de phallocrate n’avait pas encore été créé, mais je viens de le retrouver sur internet. J’ai pu ainsi découvrir un synonyme : clitocratie. Nous pouvons donc avoir des personnes machistes ou phallocrates mais aussi des vaginocrates (ou clitocrates). On en apprend tous les jours.
Ce comportement « vaginocrate » mettant en première ligne les valeur féminines existe bien. Il est même plutôt renforcé dans les temps actuels. Ne voyons-nous pas fleurir les accusations à l’encontre des hommes (qui font ceci, ne font pas celà… ) à tel point qu’ils ne savent plus quoi penser et où se placer ?
J’ai vu, notamment dans mon activité professionnelle, une évolution de plus en plus dramatique de la place du père qui n’a pas d’autre issue que l’effacement face à l’omniprésence maternelle. Des associations se sont créées pour défendre la condition des femmes et c’est tant mieux. Mais il faudrait aussi maintenant que des associations de défense de la condition des hommes fassent entendre leur voix pour équilibrer le débat et limiter ainsi le combat des sexes, cette gangrène sociale. Chaque sexe à des valeurs à défendre. Ce ne sont pas les mêmes mais elles doivent être entendues de la même manière. Et ce n’est pas avec cette télé-réalité de merde qu’on peut élever le débat. À moins que ce soit fait exprès pour nous ramollir le cerveau.

Manifestation des orthophonistes à Rennes le 14/01/12

janvier 15, 2012 - 9:53 No Comments

 

REPORTAGE DE FR3 BRETAGNE (19/20) :


Regardez ci-après le reportage de FR3 sur la manifestation des orthophonistes de Bretagne à Rennes le 14/01/12 contre la réforme de la formation.
Nous étions 450 sur les 5320 manifestants répartis sur chaque région de France à réclamer le même niveau de compétence pour tous, c’est à dire le niveau de grade Master en 5 ans comme c’est logiquement prévu au niveau des Universités en Europe.
Le gouvernement français actuel veut nous imposer une formation à deux vitesses : un Master 1 en 4 ans qui ampute le niveau de formation actuel et un Master 2.
Vous l’avez compris, alors que l’Europe harmonise les compétences Licence (3 ans), Master (5 ans), Doctorat (8 ans), notre gouvernement bricole la formation d’orthophoniste en créant un Master 1 en 4 ans. En clair, les futurs « orthophonistes de base » devront faire 4 ans de formation (après leur année de prépa) en n’ayant qu’une reconnaissance de Licence.


La formation est déjà certes de 4 ans mais le temps de formation futur est même amputé par rapport à la situation actuelle. Et quand on entend des sbires de Xavier Bertrand dire que finalement les moments de stages ne sont pas vraiment des temps de formation, il y a de quoi bondir ! Ces gens-là n’ont sans doute fait qu’user leur fond de culotte sur les bancs de faculté pour tenir un propos pareil en pensant que ce n’est qu’en ces lieux qu’on développe ses compétences. Ayant joué, toutes ces dernières années, les rôles à la fois d’enseignant et de maître de stage, je n’ai jamais imaginé une telle ineptie. J’aurais plutôt tendance à dire que le stagiaire scelle ses compétences sur le terrain car la profession d’orthophoniste est un métier de communication directe. Mais il est vrai que certains gratte-papiers ne peuvent pas comprendre…
Signé : Hubert Colombel, celui qui conduisait le véhicule. ;-)

Pétition contre les Master 1 et Master 2 pour les orthophonistes

octobre 30, 2011 - 1:58 No Comments

Le gouvernement prévoit une formation Master 1 et Master 2 pour les orthophonistes et les masseurs-kinésithérapeutes. Pour lire l’information datant du 28/10/2011, cliquez sur le lien ci-après :

extrait de sante.gouv.fr : le feu vert de Xavier Bertrand et Laurent Wauquier pour le Master

C’est en fait un retour en arrière comme au temps où l’exercice des « rééducateurs en dyslexie et dysorthographie » était limité à certains actes. Sans pouvoir mettre « orthophoniste » sur leur plaque, ils l’ont toujours été sur le terrain puisque pratiquant des actes d’orthophonie remboursés.
N’est-il pas plus sain socialement de ne pas faire des formations à tiroirs pour éviter la confusion des genres (mais qui fait quoi?) et limiter aussi les kilomètres pour aller voir l’orthophoniste dit « spécialisé » ? Le sera-t-il vraiment d’ailleurs ?

Si, orthophoniste ou pas, vous voulez protester contre ce projet de reconnaissance à deux niveaux de la profession, allez sur le site suivant et signez la pétition :
petition

Les cigarettiers se sucrent

octobre 26, 2011 - 8:32 No Comments

Fidéliser un maximum de nouveaux fumeurs et engranger beaucoup de bénéfices : les cigarettiers jouent et gagnent sur tous les tableaux.
par Anne Jeanblanc | 25/10/11 | 16h32
(extrait du journal en ligne Le Point.fr)

Des cigarettes « bonbons » aux cigarillos desserts, tout est bon pour séduire de nouveaux consommateurs, notamment les femmes et les jeunes. C’est ce que prouve le mensuel 60 millions de consommateurs, qui publie, dans son numéro de novembre, les résultats d’un test réalisé par l’Institut national de la consommation (INC) en partenariat avec le Comité national contre le tabagisme (CNCT). Pour arriver à cette conclusion, les experts ont analysé en laboratoire la composition de vingt produits aromatisés, des cigarettes, des tabacs à rouler, à pipe et à narguilé, des cigarillos et des papiers à rouler. Résultats pour le moins inquiétant : près de 10 % de sucres dans un tabac à rouler et des cigarillos fortement aromatisés à la vanille.

C’est pour adoucir le goût du tabac et ainsi attirer et fidéliser de nouveaux consommateurs que les fabricants ajoutent du sucre et des arômes dans leurs produits en toute opacité, puisque la composition ne figure pas sur les paquets. Et ce comportement n’est pas attaquable puisqu’ils respectent le décret du 30 décembre 2009 qui interdit l’ajout d’édulcorants et limite la teneur en arômes de vanille et éthylvanilline dans les cigarettes. Or la dose maximale fixée ne correspond pas à un seuil sanitaire et malheureusement ce décret n’interdit pas aux fabricants de tabac de continuer à vanter les arômes de confiserie de leurs divers produits (vanille, pomme, chocolat, barbe à papa…). D’ailleurs, le flou persiste quant aux autres arômes utilisés.

Tueurs-payeurs

De plus, précise l’INC, « les autres produits du tabac ne sont pas concernés par la réglementation. Or l’étude a mis en évidence pour certains cigarillos des taux de vanilline et d’éthylvanilline jusqu’à 10 fois supérieurs à ce qui est autorisé pour les cigarettes. » De même, les édulcorants sont interdits sur la manchette (papier entourant le filtre) des cigarettes, mais pas sur le papier pour le tabac à rouler. De fait, la présence de saccharinate de sodium a été notée sur l’un des deux papiers à rouler analysés. Le mensuel 60 millions de consommateurs et le CNCT regrettent que les consommateurs soient « mieux informés sur la composition d’un yaourt que sur celle d’un produit aussi nocif que le tabac ». Ils demandent que la réglementation concerne l’ensemble des produits du tabac, que l’interdiction des arômes soit étendue et que l’étiquetage soit transparent.

Dans le même temps, la Ligue contre le cancer vient de lancer une nouvelle campagne choc contre les industriels du tabac. Son titre : « Tueurs-payeurs », pour répondre au principe du « pollueur-payeur ». Sur son site, deux compteurs tournent en permanence : celui du nombre de morts liées au tabac depuis le 1er janvier dernier et celui des profits de l’industrie du tabac, dont la vitesse de progression est effrayante. Globalement, précise la Ligue, 15 000 personnes sont tuées dans le monde chaque jour par le tabac. 900 millions de dollars de chiffre d’affaires sont réalisés, toujours quotidiennement, par les quatre principales industries du tabac. « Dites stop ! L’industrie du tabac doit payer, insiste-t-elle. Et exigez de nos dirigeants politiques la mise en place d’un prélèvement direct et obligatoire sur les bénéfices de ces sociétés. » C’est pourquoi la pétition « tueurs-payeurs » est à la disposition des internautes. L’idée est de récolter un maximum de signatures qui seront remises aux décideurs internationaux lors du prochain sommet du G20, les 3 et 4 novembre à Cannes.

Morceau choisi

septembre 17, 2011 - 3:58 No Comments

Voici une dictée proposée à des élèves de 4e :

Il était O h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. Les dents avaient dû le traverser de part en part et s’enfoncer dans le sol, parce qu’elle n’était pas tombée. Je me suis dit que le chien avait sans doute été tué avec la fourche, parce que je ne voyais pas d’autres blessures. Et je ne pense pas que quelqu’un irait planter une fourche dans un chien qui serait mort d’autre chose, d’un cancer par exemple, ou d’un accident de la route.
Mark Haddon « Le bizarre incident du chien pendant la nuit ».

Agréable comme paragraphe, n’est-ce pas ? Je me demande comment on peut rendre le langage écrit attrayant en choisissant ce genre d’extrait… L’élève qui m’a montré cette dictée m’a d’ailleurs dit que beaucoup de ses camarades étaient choqués par le contenu du texte.
Ce roman a certes peut-être reçu le prix Whitebread du meilleur livre de l’année 2003, mais on ne peut pas s’enpêcher de douter de la capacité d’empathie psychologique et émotionnelle de certains profs envers leurs élèves. Seraient-ils tout autant atteints du syndrome d’Asperger que Christopher, le héros de ce roman ? Déroutant.