Archive for novembre, 2014

Réingénierie de la formation de psychomotricien (pétition) et réflexion…

novembre 30, 2014 - 8:44 1 Comment

Des pétitions circulent sur le net ou ailleurs pour réclamer un niveau master dans la formation des psychomotriciens. Vous pouvez signer en cliquant sur la ligne suivante :
>>>>Je signe la pétition pour réclamer le niveau Master dans la formation des psychomotriciens

J’y ai cependant glissé le commentaire suivant qui peut paraître pessimiste alors qu’en fait, il est à mon sens réaliste. Vous avez vu des choses bouger, vous, depuis l’inscription des compétences du psychomotricien au JO en 1988, soit 14 ans après la création du DE ?

« Contrairement au Certificat de Capacité en orthophonie, les DE des auxiliaires médicaux ne s’inscrivent pas dans le cursus LMD des universités => que les DE obtiennent le niveau master ce n’est pas gagné car il faudrait changer l’organigramme de santé. Comment voulez-vous que la corporation médicale accepte que tous ces auxiliaires deviennent cadres ? Je ne me suis jamais fait d’illusion. Mais qui ne tente rien n’a rien… (Hubert Colombel, psychomotricien-orthophoniste-psychothérapeute : un dinosaure de la santé qui n’a jamais mangé de couleuvres) »

Vive la main d’œuvre étrangère ?

Peut-être que dans 30 ans on accordera un niveau master pour attirer les professionnels en les payants un peu plus que le SMIC tout simplement parce qu’il y aura un grand manque de personnes pour s’occuper de la population vieillissante. Mais, je crois qu’en réalité on fera appel à une main d’œuvre étrangère pour pouvoir continuer à sous payer. N’est-ce pas déjà le cas en médecine dans nos hôpitaux ? En effet, avant d’être inscrit à l’Ordre, un médecin étranger est « attaché associé » ou « attaché spécialiste ». Ils sont 55% dans ce cas et touchent en moyenne un salaire inférieur de 40%… Une aubaine pour la gouvernance financière.

Illustration par l’exemple :
Côté gestion de la santé tout peut aller tant qu’on ne se retrouve pas dans des situations cocasses comme celle que j’ai pu rencontrer un jour :
un médecin scolaire à l’accent à couper au couteau, venant de je ne sais quelle contrée, n’avait pas trouvé mieux que de revisiter mon diagnostic de dysorthographie en dictant, en autres cocasseries, le mot « choux » (en insistant sur le x, bien sûr) à un enfant de 6e. Elle m’avait appelé pour me dire qu’elle ne voyait pas de problème, qu’il lisait bien (forcément, il était dysorthographique et aucunement dyslexique). On ne me l’avait jamais faite celle-là. Comme j’étais en pleine consultation au moment où elle m’a appelé, je n’ai pas tiré les choses au clair mais heureusement les parents et l’enfant ont compris que les compétences en la matière ne se trouvait pas au niveau de ce médecin, sans doute parachutée de je ne sais quelle planète, une remplaçante, je l’espère.
D’ailleurs au passage, il faudrait dire à certains médecins qu’un doctorat ne donne pas les compétences en tout. Certains en ont conscience et le disent mais d’autres se permettent de brasser tellement large qu’ils arrivent à éveiller l’incrédulité du patient… Comment par exemple un médecin de médecine fonctionnel ou un pédiatre peut, en dehors de ses compétences médicales, arriver à prétendre, avec un aplomb extraordinaire, sans remuer le sourcil gauche, maîtriser aussi le domaine du langage oral et écrit ? C’est un exemple. Il y a quelque chose qui m’échappe, mais c’est une autre histoire qui mériterait qu’on s’y attarde dans un autre article…

L’épigénétique expliquée par Joël de Rosney

novembre 9, 2014 - 6:33 No Comments

Vous voulez savoir à quoi correspond l’épigénétique, Joël de Rosney, Docteur ès Sciences, vous l’explique de manière captivante et claire en un peu plus de trois minutes. Vous apprendrez qu’il existe une modulation de l’expression de nos gènes en fonction de 5 critères : alimentation, activité physique, gestion du stress, plaisir dans l’action, qualité du réseau familial, amical et social. À partir de ce constat, nous pouvons comprendre d’autant plus l’intérêt des approches thérapeutiques autres que l’allopathie, celles justement qui prennent en charge au-moins l’un de ces critères (diététique, soin du corps et de l’esprit etc.), toutes les approches prophylactiques et non seulement curatives. Joël de Rosney laisse entendre que l’épigénétique vient, surtout depuis ces dernières années, révolutionner les connaissances scientifiques. Nous sentons chez lui l’influence de l’approche systémique de l’École de Palo Alto ce qui lui confère une vision globale, holistique, interactive et donc passionnante de l’être vivant. Rien n’est figé, les interactions sont multiples entre la pensée et la matière, entre le corps et l’esprit.
Pour ceux qui auraient du mal à saisir le concept psychomoteur, c’est là que se situe justement le champ de la psychomotricité : une entité faisant le lien entre la pensée et la matière.
L’intérêt de l’approche psychomotrice de l’individu se trouve objectivé par l’analyse épigénétique actuelle, une science qui aurait un avenir particulièrement prometteur puisque Joël de Rosney pense que les futurs Prix Nobel seront récompensés à partir de cette orientation scientifique :