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Petit guide de l’autorité à l’usage des parents (et autres tuteurs)

décembre 27, 2014 - 11:01 No Comments

COMMENT AVOIR DE L’AUTORITÉ ?

Comme le titre de ce dossier l’indique, ce n’est ici qu’un guide pour que chaque parent trace mieux sa route qu’il définit lui-même en fonction de sa personnalité, de sa sensibilité, de son histoire et des interactions. Être parent ne s’apprend pas dans les livres mais sur le terrain. La littérature ne fait qu’aider à apprendre.

Être parent est un métier difficile car il faut tenir compte d’un tas de paramètres, s’adapter à chaque instant, évoluer avec l’enfant etc. C’est un chemin semé d’embûches. Le parent peut faire des erreurs qu’il doit reconnaître. C’est là toute sa force aux yeux de l’enfant car ceux qui sont forts n’hésitent pas à montrer leurs travers. Par contre, il ne faut jamais regretter une erreur car on ne savait pas que c’était une erreur. On en tire juste un enseignement pour le présent et le futur dans le but d’être encore meilleur ; une façon simple, humble, sans prétention de porter l’enfant plus haut, de l’élever.

Durant ma vie professionnelle, on m’a adressé toute sorte de conflits familiaux entre des parents soit plus ou moins perdus, hésitants, soit trop autoritaires ou confondant autoritarisme et autorité ou n’ayant pas d’autorité face à des enfants hyperactifs, des « enfants-rois », des « enfants-tyrans » ou tout simplement normaux. J’en ai fait un petit guide que je présente ici :

1 – Pour les deux parents :

-> Travailler le fait d’être conjointement forts et confiants.

-> Se dire que ce qu’on fait ou ce qu’on prévoit de faire est bien. C’est important pour l’enfant, pour sa sécurité, sa stabilité, son acceptation des lignes de conduite.

-> S’épauler, se donner le relais, être non seulement un père et une mère devant l’enfant mais aussi et surtout un couple car le couple n’est pas une personne physique. Ainsi, l’enfant ne peut pas utiliser un pouvoir direct => au besoin le couple peut faire le point avec ou sans l’enfant en donnant de l’importance aux mots => les parents ne doivent aucunement s’opposer en présence de l’enfant, sinon il va être déstabilisé. Il pourra même chercher à prendre plus de place, plus de pouvoir.

-> Avoir une ligne de conduite et non plusieurs, un seul règlement que la famille devra suivre. Je ne compte plus le nombre de fois où des parents sont arrivés en consultation en me disant : « on a tout essayé mais ça ne marche pas ». Les lois ne doivent pas être à géométrie variable.

-> Quand la situation devient difficile, il est intéressant d’ailleurs d’afficher un règlement intérieur que chaque membre de la famille voudra bien signer, car les règles sont pour tout le monde, même si les adultes peuvent avoir des droits que les enfants ne peuvent pas avoir (comme se coucher plus tard par exemple). Les enfants aiment bien que les choses soient annoncées, claires et stables. C’est sécurisant pour eux. Ils connaissent ainsi les limites à l’intérieur desquelles ils se sentent non contraints, libres et paisibles.

-> On ne dit pas : « ne fait pas ça ! » mais « ne fait pas ça parce que… ». Par contre quand on est assuré que l’enfant connaît les raisons, il est inutile et même déconseillé de répéter les explications. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’enfant peut aussi chercher à faire des bêtises pour monopoliser l’attention sur lui. Il ne peut vivre sans charge affective. Peut importe si cette charge est négative du moment qu’on s’occupe de lui.

2 – Pour le père :

-> Être bien sûr maternant mais en premier lieu paternant pour insuffler une règle de vie, source de sécurité, de tranquillité et de stabilité => travailler la confiance en soi, être à l’écoute mais montrer qu’il n’y a qu’un seul pouvoir, qu’une seule ligne de conduite, qu’un seul chemin tracé par le couple et mené par le père.

-> Même si le père est le référent majeur au niveau de la loi familiale, il ne doit se placer ni être placé comme référent exclusif (on évite de dire : « je vais le dire à ton père et il va te gronder », le rôle paternant de la personne disant cette phrase risque d’être égratigné). L’attitude paternante n’est pas la charge exclusive du père. De même, celui-ci, sauf situation particulière, évitera de trouver des excuses en présence de l’enfant venant couper court à une action d’autorité du conjoint ou d’une autre personne. La situation sera d’abord analysée en-dehors de la présence de l’enfant.

-> Le père ne doit aucunement se détacher de son rôle d’autorité même si la situation peut paraître non glorifiante ce qui est faux car c’est ce qui va permettre la bonne interaction et l’épanouissement harmonieux de la personnalité de l’enfant.

3 – Pour la mère :

-> Françoise Dolto, psychanalyste et mère disait que la bonne mère est à la fois une « bonne et mauvaise mère » => être bien sûr maternante mais ne pas oublier d’être aussi paternante, à l’image du père qui pourra être aidé dans cette tâche parfois ardue du maintien des règles de vie. Mais il ne faudra en aucun cas le contredire en présence de l’enfant pour laisser une crédibilité à l’autorité paternelle => si la mère n’est pas d’accord, elle en discute obligatoirement avec le père en dehors de la présence de l’enfant.

-> Ne pas jouer au yoyo entre le côté maternant et paternant => ne pas prendre sur ses genoux un enfant qui vient d’être grondé ni lui dire par exemple : « ce n’est pas bien ce que tu as fait… mon petit chéri. »

4 – Et l’enfant ? :

-> Ce n’est pas un ange mais une personne qui cherche à trouver sa place dans la vie.

-> Il grandit vite et comprend vite, bien avant de pouvoir verbalement l’exprimer => il faut grandir, évoluer avec lui, lui dire les choses avec les mots justes et percutants pour que chacun soit à sa place et se sente bien.

-> L’enfant cherche à avoir du pouvoir. Il faut bien se dire qu’il en a beaucoup et dès les premiers instants de sa vie, d’abord au niveau de ses orifices : pouvoir de voix, de regard, d’écoute, pour se nourrir, contrôler sa propreté, etc. Mais souvenons-nous qu’il ne peut pas vivre sans apport affectif, sa grande fragilité. En effet, un bébé sans lien d’affection développe une grave dépression jusqu’à se laisser mourir => il ne s’agit pas d’en profiter pour exercer un pouvoir plus grand mais de montrer qu’on peut rejeter le comportement de l’enfant en excluant momentanément le lien affectif. C’est l’un des pouvoirs parentaux les plus efficaces. On ne rejette pas l’enfant lui-même mais son comportement.
On va donc dire « je n’aime pas ce que tu as fait » et non « tu es vilain » (on parle ici de lui et non de son comportement !). Tout comme on ne dira pas : « ah, évidemment tu as encore fait une bêtise, comme d’habitude ! » Pourquoi ? Parce que ce qui compte pour l’enfant, c’est d’être reconnu. Peut importe si c’est de façon négative, du moment qu’il puisse laisser une marque personnelle. Pourquoi croyez-vous que ce sont toujours les mêmes enfants qui sont travailleurs ou timides ou sages ou bagarreurs ? Ils ont un rôle à tenir, une étiquette à préserver.

-> S’il est puni, on vérifiera que l’enfant a bien compris et accepté les raisons de la punition.

-> Qu’est-ce qui est bien plus efficace qu’une tape aux fesses ? Le mettre au coin, l’exclure de la pièce, tout ce qui montre qu’on ne s’intéresse pas à lui au moment où il a un comportement qui ne convient pas.
Par comparaison, lorsque l’on dresse un chien, on ne le tape pas pour ne pas qu’il devienne opposant, agressif ou qu’il urine sur les meubles, etc. Lui indiquer fermement son panier suffit le plus souvent. Tout le monde sait que le dressage par récompense fonctionne très bien.
Les mêmes règles s’appliquent à l’enfant humain même si le mot « dressage » a une connotation négative. L’éducation positive par récompense s’apparente plus à une forme d’ »apprivoisement« . L’animal se contente facilement d’une caresse… l’enfant aussi.

-> Si l’enfant multiplie les bêtises, il est intéressant de mettre l’accent principalement sur ses bonnes actions pour ne pas s’enfermer dans un cercle vicieux de réprimandes. Ce n’est pas pour autant qu’il faut dire : « tu as été sage » mais plutôt : « tu as été normal » car il ne doit pas y avoir d’enjeu affectif autour du fait d’être sage ou pas. L’enfant a en effet un autre pouvoir, celui de faire plaisir… ou pas.

-> Après chaque situation problème, il faut mettre le compteur à zéro pour laisser la chance à l’enfant d’évoluer tranquillement pour ne pas rester avec une étiquette négative, ce qui n’est jamais valorisant. Elle risque de lui coller à la peau. Il lui sera difficile ou il n’aura pas envie de s’en défaire, par dépit et pour ne pas de dépersonnaliser.
Les changements ne se font que progressivement. Un changement brutal serait source d’angoisse, une sorte de dépersonnalisation, de clivage, de morcellement. Il n’y rien de pire que de ne pas être reconnu. Comment voulez-vous qu’un enfant bagarreur puisse au fond de lui-même accepter tout d’un coup d’être reconnu comme docile ?
En clair, il ne faut surtout donner d’étiquette à l’enfant, encore moins une étiquette négative si nous ne voulons pas qu’il y reste enfermé.

5 – Et la cellule familiale ?

-> C’est en fait une micro-société. Il y faut une structure avec des rôles définis. Quelle que soit la culture dans le monde, la structure est la même dans son ossature de base et doit le rester. Vouloir uniformiser les rôles est une grave erreur car l’enfant perd ses repères. Il ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. Nous ne sommes pas une société de clones. L’enfant doit saisir une différence de caractère, de rôle, de réaction chez les parents.

-> Bien sûr, dans certaines situations, les rôles peuvent être modifiés au niveau des parents ou porté par un seul parent dans une structure monoparentale ou répartis entre les deux parents qui seraient du même sexe.

-> Ce qui compte, c’est que l’enfant puisse trouver ses repères, ses limites, développer sa personnalité, son identification personnelle, sociale, sexuelle pour son équilibre présent et futur. Tout cela à partir d’une non-uniformisation des caractères et des rôles des personnes qui s’en occupent.

-> La cellule familiale doit être structurée aussi un peu comme une meute de loups. N’oublions pas que l’être humain est avant tout grégaire. Je dis souvent qu’il faut réveiller l’animal qui est en soi pour agir quelque part selon son instinct, son feeling, son pressentiment si vous préférez ce genre d’expressions similaires, en cherchant un juste équilibre entre l’épanouissement et la soumission du petit pour l’adapter et le protéger par rapport au monde qui l’entoure.
Pour encore comparer avec le monde animal (après tout nous ne sommes que des animaux dits supérieurs) : une mère chienne donnera un maximum de liberté à l’intérieur du périmètre de vie mais sera virulente si un chiot s’aventure en dehors de ce périmètre. Il en va de la survie de l’espère. Elle ne doit pas comprendre pourquoi le parent humain rouspète l’enfant qui remue sur sa chaise mais le laisse courir dans la rue au risque de se faire renverser par une voiture.

6 – Les travers de l’organigramme occidental actuel

-> Notre société occidentale a de plus en plus tendance à effacer la place du père dans la famille. J’ai vu un glissement du rôle paternel entre la fin des années 70 (date de début de mon activité professionnelle) et maintenant. Les événements de Mai 68 ont-ils bousculé les principes ? Il n’est bien sûr pas question de revenir au père fouettard, à la structure familiale de nos ancêtres car la société évolue. Mais nous sommes sans doute dans une période de transition, donc de tâtonnements, de flou dans les rôles parentaux.

De manière humoristique, je dirais que nous glissons quelque peu vers la structure tripartite suivante (très marginale espérons-le mais il est bon de mesurer les risques d’autant plus que j’ai professionnellement observé souvent cet organigramme, donc ça existe vraiment) :

• « Supermum » : pour la mère cherchant à gérer ses vies personnelle, sexuelle, familiale, professionnelle, amicale et sociale à la perfection pour montrer aux yeux du monde qu’elle en est capable.

• « Backdad » : pour le père restant en arrière, ne prenant pas sa place dans la famille, s’effaçant pour laisser la place à Supermum ; il peut en souffrir bien sûr mais ça peut lui éviter aussi de se décarcasser. (Il pourrait vous dire pour sa défense que ce sont les chiens qui du croc décarcassent. Wouaf, wouaf !)

• « Minimum » : pour l’enfant élevé à l’image de Supermum qu’il ne faut pas frustrer ou au contraire que la mère contrôle en continu. Il doit devenir en somme comme par magie le clone de Supermum mais en mieux, le « prolongement phallique de la mère » dirait le psychanalyste. Le drame est que la greffe ne prend pas, pire il devient comme un chien dans un jeu de quille.

Quels sont les risques ?

• Que Minimum devienne « Maximum » ne pouvant s’épanouir sans Supermum ou, à l’inverse, s’opposant systématiquement à elle.

• Que Backdad se désintéresse encore plus du binôme mère/enfant (peut être va-t-il aller voir ailleurs s’il peut servir à quelque chose devenant aux yeux de la famille « Baddad » …)

Je ne compte plus le nombre de pères absents ou dépossédés de leur rôle. Souvent, ils ne savent pas comment agir ou ne veulent pas prendre leur rôle ou bien ce sont les mères qui ne leur laissent pas ce rôle ou pire qui définissent la ligne de conduite du style : « pourtant j’ai bien dit à son père qu’il fallait faire comme ça. »
La cellule familiale deviendrait-elle une société d’autant plus matriarcale comme un effet miroir face à une société jugée trop patriarcale sur d’autres plans ?…

Toujours est-il que pour qu’un enfant s’épanouisse et se sente bien, il faut que chaque personne dans la famille soit à sa place et joue son rôle maternant ou paternant en toute quiétude et sans contrainte.

C’est le minimum qu’on puisse espérer sans chercher à faire le maximum car il faut vivre aussi pour soi. ;)

P. S. : c’est à chaque famille de trouver sa ligne de conduite mais n’importe quel spécialiste vous dira que je n’ai écrit ici que des évidences alors ce n’est pas la peine de dire : « oui, mais… », histoire de se trouver de fausses excuses (même si c’est humain d’avoir des réflexes de défenses) pour sortir du chemin en se plantant dans le décor et en se plaignant plus tard car il faut bien se dire que l’enfant est un être en devenir : il grandit, il change, il évolue mais il engrange aussi. L’enfant est une éponge : il a la capacité d’absorber énormément mais si on le comprime, il rejette.

L’ENFANT ET LA FESSÉE (et autres châtiments corporels)

1 – Qu’est-ce qu’un enfant ?
(vision humoristique car l’humour aide parfois à mieux comprendre)

Par rapport au problème de fessées infligées aux petits français, la question est tout de même de savoir si nous devons considérer l’enfant :

- tel un meuble comme une armoire ou comme jusqu’à très récemment en France un animal,

- tel un « meuble meublant » (*) comme un tableau de maître accroché au mur,

- tel un « meuble non meublant » (*) comme un tableau de maître planqué dans un coffre-fort,

- tel un être doué de sensibilité comme depuis peu en France un animal qu’il est désormais interdit de traiter « comme un chien »,

- ou tel un être humain qui a des droits comme n’importe quel être humain.

Un sujet difficile finalement mais le pire serait d’esquinter un tableau de maître, même et peut-être surtout planqué dans un coffre. (*)

2 – Pas de doute sans doute ?

Certains prétendent qu’une petite fessée n’a (sans doute) jamais fait de mal à personne… [en tous les cas (sans doute) pas à celui qui la donne.]
Comme ils ont (sans doute) vécu la chose dans leur enfance, ils partent (sans doute) du principe que tout le monde doit faire la même chose.
Ils pensent (sans doute) que les descendants des vikings sont arriérés par rapport aux descendants des gaulois car les habitants des pays nordiques (Suède, etc.) ont banni depuis longtemps déjà le droit de châtiment physique. Selon eux, les enfants doivent (sans doute) y être mal élevés.

3 – Qu’est-ce qu’une fessée (et autres châtiments corporels) ?

J’ai bien sûr le même point de vue que le célèbre pédiatre Aldo Naouri, comme tous les professionnels qui ont appris et compris la psychologie de l’enfant et qui dénouent les conflits parents-enfants tous les jours depuis des lustres : la fessée est une marque de faiblesse d’autorité qui porte atteinte à la dignité humaine.

4 – Têtes à claques

Pour ceux qui en doutent et qui pensent qu’une tape par ci ou par là permet d’asseoir son autorité, je leur conseille de séjourner un peu en centre pour caractériels et cas sociaux. J’ai commencé ma vie professionnelle comme éducateur-chef dans ce genre de centre. Ils comprendront très vite que ce modèle d’éducation ne fonctionne absolument pas. Il ne faut pas confondre autoritarisme et autorité. Mais je conçois que, quand on n’a pas connu d’autres modes de fonctionnement, on puisse en douter. On a tendance à ne reproduire, à ne reconnaître, à ne chatoyer même que le modèle qu’on a connu pour aller jusqu’aux familles de têtes à claques, dans le sens où le lien affectif se tisse autour du châtiment corporel réclamé et apporté. Une aberration vu de l’extérieur mais un réalité vécue de l’intérieur. Un certain rapport sado-maso en somme puisque l’affectif se tisse autour de la douleur. L’exécutant pense que le châtiment corporel imprime la mémoire du conditionnement éducatif. Le récepteur finit par s’en délecter comme marque (c’est le moment de le dire) affective qu’il faudra revivre car c’est intense, impressionnant voire marquant. Une « marque » d’affection au sens premier du terme. La prochaine bêtise n’est donc pas loin… On entre ainsi dans un cercle vicieux de rapport affectif.


5 – Le bisou et la fessée sont dans le même panier

Il ne faut pas oublier qu’au sein de la cellule familiale, l’enfant met sur le même plan le bisou et la fessée. Les deux sont porteurs de charge affective.
Tous les bons dresseurs d’animaux vous diront que le meilleur dressage ne passe pas par la violence physique bien au contraire pour ne pas réveiller tôt ou tard le rapport de force et l’instinct agressif de l’animal. Il en est de même pour l’enfant qui peut très bien ne plus encaisser de la même manière avec le temps et se souvenir des violences comme un vieux cheval (à partir de l’adolescence par exemple). Ne jamais oublier qu’un enfant est un être en devenir.

CONCLUSION

On n’est pas obligé d’être agressif pour se faire respecter bien au contraire, encore faut-il se croire en être capable, encore faut-il avoir suffisamment de confiance en soi, de prestance et de respect de l’autre pour inspirer le respect.
Un animal ne se dresse pas mais s’apprivoise. On obtient ce qu’on veut quand on le respecte. Il en est de même pour l’enfant. (Parole de petit-fils de dresseur de chevaux)


(*) Pour en savoir plus sur le « meuble meublant », cliquez sur la ligne suivante :

>>>>Blingbling les casseroles (site : La Gazette d’Hubert)>>>>>

ou copiez la ligne suivante sur internet :

http://www.lagazettedhubert.com/?p=2797

L’effet placebo (dossier passionnant)

décembre 6, 2014 - 1:20 No Comments

Avez-vous vu ce dossier présenté sur Arte le vendredi 07/11/2015 à 22 H 20 ? Il montrait des expériences scientifiques prouvant l’extraordinaire pouvoir de l’auto-suggestion pour combattre les problèmes de santé. C’est impressionnant. Tout cela prouve qu’il ne faut surtout pas se laisser aller, qu’un lien entre le corps et la pensée existe bien.
Ma formation de psychomotricien m’a ouvert les yeux vers cette vision des choses de la vie mais cette émission tend à prouver à quel point la puissance du psychisme est mesurable scientifiquement, notamment par des expériences en double aveugle, une puissance fabuleuse tant pour développer des troubles que pour retrouver ou maintenir un équilibre psycho-corporel.
Est-ce un hasard si, vers la fin de l’émission, on montre une soignante noire puis un asiatique tout en disant qu’on a longtemps ignoré le pouvoir de la pensée sur la santé ? On aurait pu préciser : « dans notre médecine occidentale trop cartésienne, trop organisiste, trop engluée dans la logique du palpable. »
La médecine occidentale a longtemps gardé en tête de ne croire que ce qui est visible. Heureusement, les expériences actuelles, tout en respectant l’approche scientifique occidentale, prouve ce fameux pouvoir de l’invisible, de la pensée sur l’organe.

Mais en clair, que ce soit la médecine asiatique se basant sur le transfert d’énergie, que ce soit le ndöp organisé autour du rapport interindividuel en Afrique, que ce soit le gourou, le voyant d’ici ou d’ailleurs et même le psychanalyste de nos contrées, on peut imaginer l’effet de l’auto-persuasion pour obtenir un effet positif face au trouble. On ne peut pas toujours dire que le simple fait d’y croire soigne mais qu’il y contribue certainement. D’où l’importance du bon rapport soignant-soigné et surtout de croire en son propre pouvoir face à soi-même…
Cliquez sur la ligne suivante pour voir ou revoir ce dossier très intéressant :
>>>>L’effet placebo (arte)<<<<
Merci Madeleine