Archive for juin, 2015

La dyspraxie expliquée par Caroline Huron

juin 28, 2015 - 5:35 1 Comment

Le Docteur Caroline Huron, médecin psychiatre, explique ici les grandes lignes de reconnaissance du trouble dyspraxique et les axes de rééducation. En tant que chargée de recherche à l’Inserm, elle n’oublie pas, elle, de parler de l’importance du suivi psychomoteur. Elle était l’invitée le 11 avril dernier de « Votre santé m’intéresse » animée par le Docteur Alain Ducardonnet, sur BFM Business :

La dyspraxie, un trouble du développement moteur et de l’écriture chez les enfants – 11/04 :

(Merci Anne d’avoir déniché cet extrait.)

MARRE QU’ON IGNORE LE PSYCHOMOTRICIEN (pétition)

juin 24, 2015 - 4:10 3 Comments

Que fait-on d'une brochette ?...

(Je vous laisse le soin de deviner pourquoi une brochette en bannière. Si vous ne voyez pas, lisez bien ce billet en entier.)

Chers consœurs, chers confrères, chères amies, chers amis,

Comme prévu, je lance aujourd’hui 24 juin 2015, jour de mes soixante ans (après 40 ans de ma découverte de la psychomotricité) une pétition pour réclamer plus de reconnaissance de la profession de psychomotricien(ne).

La sagesse de l’âge (il paraît qu’elle existe) m’amène à penser que ce n’est peut-être qu’un coup d’épée dans l’eau. Mais rester les bras croisés sans réagir m’est beaucoup plus difficile. Qui ne tente rien n’a rien. Si je peux aider la vague actuelle de professionnels et toutes les personnes de bonne volonté à être réactives pour protéger et développer les valeurs de la profession de psychomotricien, sans crainte, sans retenue, sans sentiment d’infériorité et sans scrupule, j’aurai au moins l’impression d’avoir fait quelque chose qui a son utilité pour la santé publique. La profession de psychomotricien n’a pas été inventée par hasard. Par exemple, à l’instar du psychanalyste qui suit lui-même une thérapie avant de pouvoir travailler, le psychomotricien a une formation psychocorporelle sur lui-même avant son diplôme. N’oublions pas que le matériel de travail le plus important du psychomotricien est sa propre entité psychocorporelle. Il a intérêt à être bien affûté pour être efficace.

Se pose-t-on par exemple la question de savoir pourquoi une approche psychomotrice peut arriver à traiter un problème d’encoprésie en une ou deux séances pendant que d’autres approches thérapeutiques tournent autour du pot (c’est le moment de le dire) ?

C’est ici tout simplement une question de langage du corps, d’interaction psychocorporelle que le psychomotricien a pu être amené à maîtriser dans sa formation.

Je crois être assez bien placé pour dire que le langage du corps est le socle de tous les langages. C’est dire l’importance de l’approche psychomotrice. Et mon petit doigt me dit que, si les actes de psychomotricité étaient remboursés par les caisses de Sécurité Sociale, il y aurait des économies. Nous n’en serions certainement pas là en ce qui concerne le soin psychocorporel de la personne. Toutes ces pseudo-thérapies, qui se servent de la fragilité de l’Image du Corps pour se donner de l’importance, seraient étouffées dans l’œuf. Tout psychomotricien qui a été obligé de ramasser un patient à la petite cuillère voit ce que je veux dire…

Il est donc temps de sortir de l’ombre, de ne plus faire preuve de trop de docilité, trop de pudeur, trop de souplesse, trop d’effacement, etc., traits de caractère formaté par la formation.

Dans l’histoire de la profession, il y a toujours eu des propositions, des réclamations, des plaintes, des combats (souvent contre des moulins à vent). Ayons une reconnaissance pour ceux qui se sont battus, comme ceux de ma génération qui avaient fait le choix de se mettre hors la loi en décidant de ne plus payer la TVA pour faire avancer le dossier et obtenir ainsi gain de cause. Ce n’est qu’un exemple mais que certains ont peut-être oublié. Oui, il y a eu aussi des combats dans l’ombre et je remercie aussi ceux-là.

Il est temps que le loup sorte du bois.

Il y a des situations et des moments où il faut se serrer les coudes alors vos commentaires, vos idées, vos critiques, votre participation à cet élan vindicatif sont bien entendu bienvenus, en vous espérant nombreux pour partager cette pétition.

Confraternellement, cordialement et amicalement.

Hubert COLOMBEL, membre fondateur de l’AFPL (Association Française des Psychomotriciens Libéraux)


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COMMENT SIGNER LA PÉTITION ? :

SIGNEZ (même de façon anonyme) que vous soyez psychomotricien(ne) ou pas. Vous aurez peut-être besoin de psychomotricité un jour…
C’est très simple, facile à faire et utile sur le plan santé publique. Il suffit de cliquer sur la ligne ci-dessous :

>>>> JE SIGNE LA PÉTITION <<<<

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COMMENT AVOIR UNE AFFICHE DE LA PÉTITION ?

••• TÉLÉCHARGEZ L’AFFICHE à partir du format PDF en cliquant sur la ligne ci-dessous :

>>>>AFFICHE PETITION PSYCHOMOT<<<<

 

••• PHOTOCOPIEZ et PLACARDEZ CETTE AFFICHE où bon vous semble.

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COMMENT COPIER LE CONTENU de CETTE PÉTITION ?
(N. B. : je ne saurais être l’auteur que d’un texte non modifié.)

••• soit sur le site de signature (Petition24),

••• soit sur l’affiche en PDF,

••• soit ci-dessous :

MARRE QU’ON IGNORE LE PSYCHOMOTRICIEN

MARRE qu’on ignore la psychomotricité,

MARRE de lire tous ces articles sur internet ou ailleurs qui omettent de parler du psychomotricien et qui occultent son rôle face à certaines pathologies,

MARRE de ces professions (ou pseudo-professions au titre plus ou moins ronflant) dont certaines n’ont aucune reconnaissance médicale et qui s’accaparent le rôle du psychomotricien sans sourciller malgré un décret de compétence qui limite l’exercice (Décret n°88-659 du 6 mai 1988),

MARRE de constater que des centres de soins n’emploient pas ou peu de psychomotriciens ou limitent leur champ d’action,

MARRE de voir le psychomotricien relégué dans des rôles subalternes tout en feignant de lui donner de l’importance (il suffit de constater l’immobilisme depuis la création d’un Diplôme d’État le 15 février… 1974 !),

MARRE qu’il n’y ait toujours pas de remboursement des actes du psychomotricien, considérant sans doute qu’il ne s’occupe que des états d’âme psychocorporels et des troubles de communication non-verbale sans importance pour l’équilibre de la personne et de la société,

MARRE de constater que des dictionnaires et correcteurs orthographiques ignorent encore les termes de « psychomotricité » et de « psychomotricien ». Non, non, nous ne sommes pas des « psychomÉtriciens » ! (Même les dictionnaires les plus connus ont mis des dizaines d’années à se mettre à jour…). N’est-ce pas la signification d’une ignorance ? (Entendez ce mot dans le sens qui convient.)

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QU’EN DIRAIENT MES MAÎTRES À PENSER ?

Dans ma démarche, je sens sur mon épaule et dans mon oreille un souffle d’encouragement par toutes ces sommités de la médecine qui ont œuvré pour développer la psychomotricité et en faire une spécificité.

Pour ne froisser personne dans cet exercice difficile qui consiste à donner des références, permettez-moi de ne citer que certains maîtres à penser que j’ai eu l’honneur et l’avantage de rencontrer pendant ma formation de psychomotricien.

Tout d’abord deux grandes figures à l’origine de la création de la profession de psychomotricien : le Pr Julian de Ajuriaguerra, bien sûr, que je suis allé écouter au Collège de France et Mme Gisèle Bonvalot-Soubiran qui est à la psychomotricité ce que Mme Borel-Maisonny est à orthophonie.
Je dois citer aussi René Zazzo qui s’est agréablement servi de la petite équipe d’étudiants que nous étions pour des analyses complètes et très intéressantes au CNRS sur les effets de la relaxation,
- le Pr Henri Barte Nhi, ses origines asiatiques l’ont sans doute tout naturellement orienté vers l’approche psychocorporelle de la maladie, j’en garde des souvenirs merveilleux et particulièrement instructifs de tables rondes en présence de cas cliniques,
- le Pr André Bourguignon, grand spécialiste du sommeil, du rêve et des troubles psychosomatiques, qui m’a fait confiance en me prenant en stage dans son service pour que je lui montre concrètement les effets de la psychomotricité sur les troubles mentaux.
J’ai toujours été fasciné par ces grands chercheurs qui gardent une âme d’enfant, un esprit ouvert, pierre s’angle de l’humilité et du savoir.
Quelle leçon de vie pour ceux qui croient tout connaître !
J’en passe et des aussi bons, bardés de diplômes ou pas… mais toujours curieux d’apprendre.

N. B. : il ne faut pas oublier que Julian de Ajuriaguerra a créé, avec René Diatkine, une « équipe de recherche et de rééducation des troubles de la psychomotricité et du langage » à l’Hôpital Sainte-Anne-Henri-Rousselle dans laquelle se retrouvaient entre autres : Nadine Galifret-Granjon, Marguerite Auzias, Jean Bergès, Irène Lézine, Giselle Soubiran, Mira Stambak, René Zazzo, Suzanne Borel-Maisonny… Que des grandes pointures à la base de la rééducation actuelle des « troubles de la psychomotricité et du langage ».

CONCLUSION :

Utilisez toutes les ficelles de communication (Facebook, Twitter, blogs, forums, etc.).
Merci de votre aide car comme le dit le SNUP qui a très vite relayé la pétition : « En unifiant les initiatives individuelles et de groupes, nous ferons plus de bruit… »
Alors :
SIGNEZ,
TÉLÉCHARGEZ,
PARTAGEZ,
PHOTOCOPIEZ,
PLACARDEZ
OÙ VOUS VOULEZ,
QU’ON ARRÊTE DE BOUFFER
LA PSYCHOMOTRICITÉ.
(*)

(*) P. S. : pour ceux qui n’auraient pas résolu l’énigme de la brochette comme bannière de la pétition : « la brochette se fait griller et on la bouffe ! » De même, la psychomot…


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(Merci à Noémie Pasteau, psychomotricienne et amie de la famille, pour m’avoir soufflé l’idée d’une réaction sur le sujet.)