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Un peu de « parentalisme » (*)

janvier 17, 2016 - 11:26 No Comments

Non, non je ne veux pas rentrer dans un conflit père-mère ou homme-femme, ni développer un masculinisme face au féminisme mais plutôt défendre le concept de « parentalisme » (*) :

Je remercie tout d’abord mon fils, père de quatre enfants en bas âge et qui se démène tous les jours pour allier travail et rôle parental (en y parvenant très bien). Je suis en admiration. C’est lui qui m’a fait découvrir un article intéressant sur le net paru dans huffingtonpost.fr (**), intitulé « un papa n’est ni un baby-sitter ni un assistant, c’est un parent » (Rachel Toalson bloggeuse pour Crash Test Parents – Racheltoalson.com).

Si nous voulons que les pères s’impliquent davantage dans l’éducation des enfants, il faut leur laisser une vrai place. Bien sûr, c’est aussi à lui de prendre sa place sans attendre qu’on lui la donne. Il a une responsabilité parentale qu’il doit assumer.

On entend trop souvent l’attente à ce que le père « participe à… » Eh bien non ! Ce n’est pas ce qu’il faut dire. Le père ne doit se contenter de rester sur le côté. Ce n’est pas un subalterne. D’autant plus que lorsque l’on connaît un peu la psychologie de l’homme, ne lui laisser qu’une part de participation implique qu’il risque de rentrer en conflit ou qu’il lâche prise. C’est une question de pouvoir. Un homme a besoin de sentir un pouvoir pour exister, plus qu’une femme sans doute ; il paraît que c’est une question de testostérone… ;)

En clair, on ne doit pas considérer que c’est la mère qui élève son enfant et le père qui participe.
Si c’est bien la mère qui met au monde l’enfant, celui-ci ne doit pas être ensuite « Sa chose » avec un père qui n’est là que pour accompagner et cautionner une fusion, un symbole maternel phallique et exclusif (pour tenir
un discours psychanalytique).

Les deux parents se répartissent des rôles. Ils ont chacun leur personnalité, leur image, leur façon d’agir et de réagir. Chacun doit respecter l’autre, trouver ensemble une ligne de conduite harmonieuse, transmettre une image de père et de mère différente et complémentaire aux yeux de l’enfant. Chacune de ces images a son importance. Elles sont différentes et donc non comparables.

Au fil du temps, je vois de plus en plus de pères qui ne trouvent pas leur place dans la famille. Il ne savent plus comment agir ou réagir. Il s’ensuit par exemple une autorité paternelle absente ou inappropriée avec une mère qui est capable de dire : « pourtant, je dis à mon conjoint comment faire ». Elle ne se rend pas compte qu’elle ne lui laisse pas de liberté d’action et qu’elle casse l’image du père surtout si l’enfant entend ces propos. Et c’est alors la catastrophe. C’est ainsi que peut se construire l’enfant-roi ou l’enfant-tyran. Et il y en a de plus en plus qui consultent…

Or, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que je vois des exemples qui cassent l’image du père, de façon directe mais surtout insidieuse. (Peut-être de plus en plus d’ailleurs). Voici un exemple indirect et insidieux (histoire de prendre le plus récent) :

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Oui, oui. L’air de rien, il y a là un message subliminal qui glorifie la mère au détriment du père. C’est assez malsain en fait.

Chères amies, arrêtez donc de multiplier les comparaisons père-mère dans le seul but de vous auto-satisfaire et vous auto-congratuler. Je sais qu’il pourrait en être de même sur d’autres sujets concernant les hommes par rapport aux femmes… n’est-ce pas ?

Autre exemple différent mais d’actualité :
Ne croyez vous pas que les femmes seraient outrées s’il y avait un programme « Mr Bricolage et les papas ». J’imagine la volée de bois vert des féministes, à juste raison bien sûr. Or, je viens de découvrir que « Casino et les mamans » existe : un programme destiné aux femmes enceintes (là tout va bien) et… (tenez-vous bien) aux mamans d’enfants de moins de trois ans. Il est vrai qu’il n’y a sans doute que les mamans qui font les courses. Ben voyons !
Le marketing comme reflet des travers de société …

Les choses ont besoin d’évoluer sur ce plan depuis longtemps mais c’est laborieux :
Il m’a fallu par exemple batailler ferme il y a une trentaine d’années pour lutter contre le titre d’un programme de formation national intitulé « gymnastique maman-bébé ». J’ai réussi à contribuer à faire en sorte que cette formation devienne « gymnastique parent-bébé »
Quand j’avais pris à cette époque un « congé parental » pour élever ma fille, les collègues, pourtant professionnels de santé, me parlaient systématiquement de mon… « congé sans solde » .

Le poids des mots, le choc des idées. Ce n’est que quelques exemples. Bien des pères (et mères) pourraient en donner…

L’organisation social évolue. Des changements s’installent. Ce n’étaient pas forcément mieux ou moins bien avant. Il y a juste un glissement (sans doute trop rapide) dans notre société actuelle. Chacun doit y contribuer positivement au lieu de se camper dans une position qui casse l’image de l’autre.
Ah ! Le bienfait de l’écoute…

Les mentalités doivent évoluer avec le temps. Soyons alors tous vigilants pour que chacun se sente reconnu, pour un bon équilibre psycho-social, sans la sape de l’exclusion.

(*) Parentalisme : j’appelle ainsi tout ce qui vient défendre la cause des parents au même titre que le féminisme défend la cause des femmes.

(**) Pour lire l’article qui a motivé ce billet, cliquez sur la ligne ci-dessous :
>>>>Un papa n’est ni un baby-sitter ni un assistant c’est un parent (Rachel Toalson)
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