Archive for décembre, 2018

Lettre ouverte aux modérateurs (mais aussi utilisateurs) de réseaux sociaux

décembre 14, 2018 - 12:13 No Comments

Le non-dit étant la porte ouverte au mal-être, quiconque utilise toute forme de moyens d’interaction, de déversoir, d’échappatoire, etc… est une bonne chose et quelle que soit la manière d’agir dans la limite du respect des personnes. Libre à chacun d’y répondre… ou pas.

Les réseaux sociaux font partie de ce moyen intéressant d’interactions.

Tout modérateur de ce genre de réseaux doit le savoir sinon laisser à d’autres ce rôle important de modération amenant plus à parler qu’à se taire.

D’où cette question philosophique proposée par Marcel :

« La stupidité est-elle dans le fait de poser une question perçue comme stupide ou dans le fait de ne percevoir que la stupidité de la question ? »
(Vous avez 4 heures) ;)

Rupture de stock de Sinemet

décembre 5, 2018 - 12:08 No Comments

À l’attention des professionnels de santé en manque d’informations et … des patients ne pouvant plus avoir du Sinemet (antiparkinsonien)

Étant donné que je viens de constater qu’une neurologue demandait à ses collègues sur les réseaux sociaux quelle dose de Modopar donner en remplacement du Sinemet (c’est flippant n’est-ce pas ?), je me dis que le mieux est que les patients soient aussi informés ;)

=> cliquer sur le lien ci-dessous

Rupture de stock de Sinemet : recommandations de l’ANSM

Mouvement du cormoran vs bavage parkinsonien

décembre 2, 2018 - 8:08 No Comments

Comment définir l’hypersialorrhée parkinsonienne ?

Même si nous parlons d’hypersialorrhée dans la maladie de Parkinson, il faut savoir qu’en dehors de l’effet éventuel de certains médicaments, ce n’est pas dû à une trop grande production de salive mais par une diminution de la capacité à déglutir.
La fréquence et surtout l’efficacité de déglutition peuvent être largement altérées dans la maladie de Parkinson du fait d’un enrayement dans le circuit extrapyramidal (mouvements automatisés).

Que faire ?

Pour compenser le manque d’efficacité extrapyramidal, il faut se servir du circuit pyramidal (mouvement volontaire) qui, lui, passe par le cortex et peut garder une meilleure efficacité en cas de MPI. Oui, on dit bien que « le parkinsonien doit penser son geste ». C’est dur à vivre mais c’est ainsi.

L’aide de l’orthophoniste

En séances d’orthophonie, plein de mouvements sont possibles. Il faut juste que l’orthophoniste garde la cible de compensation d’un mouvement automatisé inefficace.

Ne pas oublier aussi de tonifier le lingual supérieur car, si le patient a toujours eu une déglutition atypique, c’est d’autant plus difficile d’améliorer la déglutition.

Le « mouvement du cormoran »

Comme je ne vis pas loin de mer, j’ai observé comment les cormorans déglutissaient de gros poissons.

Je demande donc à mes patients souffrant de trouble de la déglutition d’appliquer un mouvement volontaire que j’ai appelé : le « mouvement du cormoran ». Il vaut ce qu’il vaut mais au-moins le trop plein de salive dans la bouche peut être évacué.

Pour en savoir plus, allez voir ces deux rapports très bien rédigés par l’auteur Jean-Pierre Lagadec que j’ai félicité au passage car je n’aurais pas mieux fait :

Le mouvement du cormoran (gp29)

Les dysphagies parkinsoniennes (gp29)

Que dire des techniques radicales utilisées par certains médecins ?

Pour diminuer l’hypersialorrhée, certains médecins ont recours à des techniques radicales : toxine botulique, atropine, allopathie en tous genres, cryothérapie, etc. (*) C’est logique me direz-vous car ils ont été surtout formés dans ce sens (les mauvaises langues diraient formatés dans ce sens). Mais, si je m’adresse aux orthophonistes (et autres professionnels chargés d’améliorer la dynamique de la sphère haute), je dois dire qu’ils ne faut pas qu’ils se laissent berner par certains miroirs aux l’alouettes provoquant souvent des effets secondaires tels que sècheresse de la bouche plus problématique. Si la nature a prévu de nous mettre de la salive dans la bouche, ce n’est pas pour rien, screugneugneu !

(*) Ces techniques médicales radicales me font penser à ce que j’ai pu vivre à Montréal il y a quelques années. J’avais subi quelques jours auparavant des températures négatives extrêmes (jusqu’à – 46 ºC de température éolienne à Québec en janvier, une exception semble-t-il). Je suis allé dans une pharmacie comme on en fait qu’en Amérique du Nord. L’asiatique qui tenait la boutique m’a donné un médicament qui, dès la première prise (et du coup la dernière) m’avait stoppé l’écoulement nasal pourtant si bénéfique pour nettoyer le nez. Je ne vous souhaite pas d’avoir le nez complètement sec sous température négative extrême. C’est du béton !