Morceau choisi

Voici une dictée proposée à des élèves de 4e :

Il était O h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. Les dents avaient dû le traverser de part en part et s’enfoncer dans le sol, parce qu’elle n’était pas tombée. Je me suis dit que le chien avait sans doute été tué avec la fourche, parce que je ne voyais pas d’autres blessures. Et je ne pense pas que quelqu’un irait planter une fourche dans un chien qui serait mort d’autre chose, d’un cancer par exemple, ou d’un accident de la route.
Mark Haddon « Le bizarre incident du chien pendant la nuit ».

Agréable comme paragraphe, n’est-ce pas ? Je me demande comment on peut rendre le langage écrit attrayant en choisissant ce genre d’extrait… L’élève qui m’a montré cette dictée m’a d’ailleurs dit que beaucoup de ses camarades étaient choqués par le contenu du texte.
Ce roman a certes peut-être reçu le prix Whitebread du meilleur livre de l’année 2003, mais on ne peut pas s’enpêcher de douter de la capacité d’empathie psychologique et émotionnelle de certains profs envers leurs élèves. Seraient-ils tout autant atteints du syndrome d’Asperger que Christopher, le héros de ce roman ? Déroutant.

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