Un trouble immunitaire à l’origine de la Maladie de Parkinson ?

novembre 19, 2017 - 4:39 No Comments

Des chercheurs du Centre Médical de l’Université de Columbia à New York (CUMC) et de l’Institut d’allergologie et d’immunologie de La Jolla (Californie) ont récemment publié une information intéressante dans Nature démontrant qu’une anomalie de l’alphasynucléine serait un facteur déclenchant de la maladie de Parkinson par accumulation de cellules venant polluer le cerveau.

Même si l’hypothèse d’une cause d’immunité défectueuse est imaginée depuis près d’un siècle, ces chercheurs sont les premiers apportant une preuve tangible de pathologie auto-immune dans la maladie de Parkinson.

Le Pr David Sulzer, spécialiste en neurobiologie codirigeant la recherche, précise que leurs « résultats montrent que deux fragments d’alphasynucléine, une protéine qui s’accumule dans les cellules des personnes atteintes de la Maladie de Parkinson, peuvent activer les cellules T impliquées dans des attaques propres à une maladie auto-immune ».

Le Pr Alessandro Sette de l’Institut de La Jolla précise qu’on ne sait pas encore si la réponse immunitaire à l’alphasynucléine est la cause première de la mort cellulaire dans la Maladie de Parkinson ou si elle contribue aux aggravations. Cependant cette découverte pourrait contribuer au diagnostic de manière intéressante, permettre d’identifier les individus à risque et ceux en début de maladie.

Déjà en 2014, l’équipe du Pr Sulzer avait apporté la preuve qu’en cas de pathologie parkinsonienne, les neurones dopaminergiques possédaient des protéines perturbées en leur surface cellulaire ne leur permettant plus de reconnaître les substances étrangères. Les cellules T peuvent alors considérer que les cellules dopaminergiques doivent être détruites, les protéines alphasynucléines endommagées agissant comme un leurre.

En conséquence, le fait de parvenir à atténuer la réponse immunitaire pourrait éviter la mort cellulaire.

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