Quand le meilleur matériel est… soi-même !

Dans l’approche de soin par les professionnels chargés de l’aide à la communication (psychomotricité, orthophonie, etc.), il est parfois utile d’exclure tout matériel, notamment si celui-ci est trop anxiogène en privilégiant une communication simple et naturelle, c’est-à-dire comme dans n’importe quel échange hors contexte de rééducation.
Le but est d’essayer avant tout de rendre l’interaction agréable pour asseoir l’interaction. C’est tout.

Il faut bien se dire aussi que le professionnel ne doit pas se contenter d’être un redresseur de torts (cf ci-après : billet écrit récemment)(*).

‌Il doit même parfois mettre de côté son rôle de « rééducateur » (**) qu’on voudrait lui attribuer pour mener à bien sa mission première : l’amélioration du vécu, de l’interaction, plus globalement de la « communication » (***) du patient.

‌Si nous nous posons la question de savoir si un professionnel de santé doit être éducateur, pédagogue, rééducateur ou thérapeute, j’aurais tendance bien sûr à indiquer qu’il doit se situer entre les deux derniers rôles car d’autres professionnels se chargent du reste. C’est là une simple vérité mais il est bon parfois de le rappeler.


‌(*) cliquer sur la ligne ci-dessous pour aller sur l’article en question
Quand le soignant n’est dressé que pour être un redresseur de torts

‌(**) Il m’arrive, par exemple, de faire des séances sans parole avec des bègues. En effet, communiquer n’implique pas forcément de parler et comme le bègue a souvent beaucoup de choses à dire, je lui ouvre ainsi d’autres canaux de communication moins anxiogènes pour mieux revenir au verbal après… Comme quoi, pour mieux « travailler » le trouble, il faut parfois le contourner.

‌(***) « communication » : savez-vous que ce mot générique (qui pour certains veut, de ce fait, à la fois tout dire et ne rien dire) a progressivement et récemment été intégré à la nomenclature de la majorité des actes de l’orthophoniste l’amenant à endosser, sans le dire en ces termes, un costume de « thérapeute de la communication ». Personne ne peut donc lui reprocher de travailler sans filet si son rôle est bien d’améliorer la fameuse « communication ».

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